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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

Airness sur tous les terrains de sport, signe avec le tennisman Davydenko.

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Airness, la marque fondée à Saint Denis par Malamine Koné, français d'origine malienne, étend considérablement son territoire de marque.

L'histoire débute par une amitié. Steve Marlet, footballeur international français, ancien copain de classe de M. Koné, accepte de porter gratuitement les vêtements de son ami en dehors du terrain. En épluchant son contrat de sponsoring, Malamine Koné se rend compte que le joueur peut très bien porter des vêtements d'une autre marque lorsqu'il n'apparait pas publiquement dans son cadre sportif. Quiksilver a d'ailleurs exploité le même filon avec Bixente Lizarazu. Il ne faut pas beaucoup de temps à cet entrepreneur pour s'engouffrer plus encore dans la brèche. Il convainc Marlet alors joueur de l'OM, de le mettre en relation avec ses partenaires. Les stars vont vite se succéder derrière la plume de Koné pour qu'il leur signe des contrats de sponsoring. Drogba, Papin, Wiltord, Cissé mais aussi Guy Roux vont promouvoir sa marque de streetwear Airness en dehors de stades. Car il ne s'agit pas encore de vêtements techniques dédiés principalement à la pratique de sport.

 

 

 

 

Une autre rencontre lui fera passer un cap décisif dans son développement : Koné conclut un accord avec Ulhsport pour la fabrication d'équipements sportifs. Notamment grâce au savoir faire et aux réseaux d'Uhlsport, il devient l'équipementier de nombreux clubs professionnels de football (Rennes, Nantes, Valenciennes, Lille, Auxerre, Genk, Boavista, Fulham...) de sélections nationales (Mali, RD Congo, Bénin, Gabon, Guinée...) mais aussi de clubs de rugby (CS Bourguoin-Jailleu) ou de basket (Levallois, Sluc Nancy). Et aujourd'hui, Airness quitte les pelouses des sports collectifs pour faire sa première apparition sur les courts de tennis en sponsorisant le n° 3 mondial Nicolai Davydenko et la n°7 Petrova.

La marque n'a plus de limite et se pose dorénavant en réel concurrent des mastodontes Adidas, Nike, Puma et consort.

 

Partie des épaules des jeunes des quartiers pour arriver aujourd'hui sur celles des champions de tennis, Airness élargie considérablement sa cible. Mais a-t-elle les reins assez solides pour se permettre le luxe des majors du marché de cibler tous les profils de consommateurs ? Une marque initialement destinée aux jeunes branchés des quartiers peut-elle facilement séduire une cible tennistique moins populaire que celle du football ? Les amateurs de rugby peuvent-ils s'identifier à la même marque que ceux des footballeurs ?

Plusieurs exemples plaident en sa faveur. Alors qu'on pensait que le rugby vivait dans une bulle sportive, hermétique aux marques et aux stratégies de marketing sportif des autres disciplines, il nous a prouvé le contraire. Adidas et Nike ont ainsi pu pénétrer un marché longtemps dévolu aux équipementiers spécifiques. Max Guazzini l'a ensuite popularisé en créant des fêtes sportives ouvertes à un large public.
En 1994, Nike signe un prestigieux contrat avec l'Equipe du Brésil marquant ainsi son engagement dans le football dominé alors par Adidas, et Puma, tout en continuant d'équiper des joueurs de tennis, de basket, ou d'athlétisme. Plus tard, Nike et Adidas posent le pied sur les greens de golf, sport élitiste.
De même, Quiksilver, marque de surfwear, équipe le champion du monde de F1, Fernando Alonso et Nike ACG glisse sur les pistes de snowboard.

Pourquoi alors Airness ne pourrait-il pas vendre ses T-Shirts aussi bien aux fans de tennis qu'à ceux de foot ou de basket ?

 

Le pari semble toutefois risqué puisque avant d'étendre leur territoire, Nike et Adidas - pour ne citer qu'elles - ont d'abord consolidés leur position sur leurs premiers sports. Ce n'est qu'ensuite qu'elles ont sponsorisé d'autres disciplines puis créé des lignes de streetwear. Les deux majors sont devenus des marques "universelles" au contraire d'Airness, trop jeune pour le prétendre. Or ici, la démarche d'Airness est inverse puisque de marque de vêtements (et de téléphone !) streetwear, elle devient équipementier.

 

Le coeur de sa cible, séduite par l'image de Drogba portant un polo Airness, acceptera-t-elle toujours de porter la marque des rugbymen de Bourgouin ou de Davydenko ? Inversement, les fans de Davydenko aimeront-ils ressembler à ceux de Guy Roux ?

Malamine Koné se lance dans un pari risqué mais audacieux !

 

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fofana 21/12/2008 20:44

Nous aussi  au beach-volley nous cherchons des sponsorts plus particulierement AIRNESS vu qu'il n'est pas dans ce sport.Sa serait aussi interessant pour nous.lol