Le Tour de France existera tant que les sponsors (annonceurs, médias, villes d'accueil, etc) investissent dans cette épreuve. Véritable évènement
populaire, dans le Top 10 des compétitions sportives internationales, combien faut-il budgéter pour y participer ?
7.000.000
Partie intégrante du
patrimoine du sport français, (toutefois au même titre de le défunt Dakar sur les pistes africaines), les récurrentes affaires de dopage ne semblent pas avoir de prises sur son avenir
(pour l'instant ?). Enfin en apparence car les audiences semblent infléchir de plus en plus. L'année 2007 paraît même avoir marqué une rupture rarement aussi prononcée avec son public. Souvenez
vous de la réaction du diffuseur national allemand et le retrait d'un des équipementiers. Rien de catastrophique cependant, le Tour reste une valeur sûre. Néanmoins, il faudra avoir un oeil attentif sur l'édition 2008 d'un monument en
rénovation.
Si des partenaires ont décidé de quitter le navire à la dérive (Adidas donc, mais aussi T-Mobile ou Crédit
Agricole), d'autres n'ont pas l'intention de s'évader. Mais eu égard aux montants nécessaires pour y participer, ceux-ci seront très regardants sur les retours sur investissements, tant
d'un point de vue quantitatif (hausse du chiffre d'affaires, augmentation de la notoriété) que qualitatif (gain de points de sympathie pour leur marque).
En effet, il faut compter 5 à 8 millions d'euros* pour se payer une équipe. Rappelons que les coureurs et le staff sportif sont salariés de l'annonceur. La moyenne constatée
se situe plutôt vers 7 millions*. Tout dépend du niveau des coureurs engagés notamment (star confirmée versus espoir). A titre d'exemple, Cofidis a misé 7 à 8M€ tandis que la Française des Jeux s'est contentée
de 5M€.
Pour être sponsor officiel du Tour de France et ainsi intégrer le "Club des Partenaires" (dont font partis LCL, Aquarel, Skoda, Champion), comptez
5M€*.
Mais comme nous l'avions vu à travers les résultats du Sportimat 2007 réalisée par le cabinet du groupe Sportlab, les retombées ne sont pas proportionnelles aux montants investis !
Après les déboirs d'un Dakar 2008 annulée à la dernière minute, l'organisateur, ASO joue gros dans ce prochain Tour de France.
*Source : Stratégies n°1489

Le jeune prodige de la Formule 1, Lewis Hamilton, signera un contrat personnel avec l'équipementier Reebok. Il rejoindra de nombreuses stars issues de tout horizon.
20.000.000
Thierry Henry (foot), Amir Khan (boxe), Alen Iverson (basket), 50 Cent (musique) ou encore Scarlett Johansson ont tous un point commun : ils ont un partenariat avec la marque de sport
Reebok (RBK). Propriété de l'allemand Adidas, l'équipementier a multiplié les contrats de sponsoring avec des personnalités. Des charismes
mêmes. Au delà de l'aspect purement sportif ou artistique, les parraînés se démarquent tous par leurs aura en dehors de leurs terrains de prédilections.
Ainsi, celui qui bouscula la hiérarchie et les moeurs lors de la saison 2007, le culotté et impertinent prodige, la révélation et idole des midinettes créa la surprise.
Lewis Hamilton contribua à redonner ses lettres de noblesse à une discipline en perdition. Quitte à mettre son coéquipier, le champion en
titre Fernando Alonso, sur la touche, à le pousser à la faute. Lewis Hamilton ne décrocha pourtant pas la couronne. Il laissa néanmoins une empreinte plus profonde que celui
qui remporta le championnat du monde sur le fil, Kimi Raikonen.
Il n'en fallait pas plus pour séduire des marques avides de sens, d'histoire touchante, d'humanisme. RBK saute sur l'occasion pour sponsoriser le pilote anglais. Cela lui en couterai 20M$*.
Habituellement, son écurie McLaren n'autorise pas ses pilotes à conclure des partenariats personnels. Mais une exception a été faite car Hamilton est "l'une stars du sport les plus
marketables" !
*Source : Sportbusiness.com
Le championnat de France de football compte trois clubs majeurs : l'Olympique Lyonnais, le Paris Saint Germain et l'Olympique de Marseille. Il ne s'agit pas
ici de leurs performances sportives mais surtout de leur aura médiatique, de la passion qu'ils suscitent, de l'engouement populaire ou encore de leur potentiel économique. C'est sur aussi sur ces
critères que s'évalue le prix d'un logo sur l'un de ces trois maillots.
6.000.000
Bien sur, les résultats sportifs développent le nombre de supporteurs. Ils les fidélisent aussi. Le nombre de fans et l'investissement financier de ceux-ci pour assouvir cette passion (achat de
produits dérivés et d'abonnements pour assister aux rencontres dans le stade, suivi des matchs à la tv, etc) permettent alors de déterminer le prix du maillot. A ce petit jeu, celui de
l'OM occupe régulièrement la première place du podium. Il est estimé à plus de 6M€ par saison. Une année de Champions League permet d'augmenter ce
montant.
Derrière le club phare du la L1, l'OL puis le PSG peuvent prétendre à un minimum de 4M€. Une
participation à la Ligue des Champions permet là aussi de réévaluer le prix ou de d'offrir cette exposition supplémentaire pour trouver des sponsors "Europe".
Notons néanmoins que le Sportimat 2007 réalisé par le cabinet d'études et de conseils en marketing sportif, SportLab, rapporte que le ROI n'est pas du tout le même : seul le
partenaire maillot des marseillais, Neuf, arrive à émerger dans le classement des sponsors mémorisées par les Français (9%, tandis que la première
marque citée, Orange, obtient 26%).
*Sources : Stratégies, Sportimat2007
Dernier post sur le Super Bowl 2008. L'évènement sportif le plus populaire des USA créé l'engouement grâce à ... la publicité !
58%
Plusieurs études ont révelé que 10%* des télespectateurs de la Finale du championnat de football américain, le Super
Bowl, regardent le match uniquement pour voir les derniers spots publicitaires ! Toujours aussi surprenant, 58%* d'entres eux préfèrent rater une partie du match qu'un seul spot
publicitaire ! Par ailleurs, les discussions devant les machines à café du lendemain seraient plus portées sur ces pubs que sur le match lui-même. Cette dernière raison explique à elle seule
pourquoi les annonceurs et les agences de pub s'arrachent les espaces pour diffuser leurs créations.
la.S.M.S. vous le disait précédemment
(ici et là) : le Super Bowl est le véritable "Festival de Cannes de la Pub" pour le public.
Si aucune palme ni aucun trophée n'est distribué, les américains votent tout de même pour élire le meilleur film publicitaire diffusé pendant le Superbowl. Le choix du vainqueur est révélateur d'un public plus sensible qu'au début des premières finales. Serait-ce un lien de
cause à effet avec la féminisation de l'audience ?
Pour plus d'infos, la.Semaine.du.Marketing.Sportif. vous conseille
l'excellente émission Culture Pub,
consacrée cette semaine au Super Bowl 2008.
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