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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Vendredi 20 juin 2008
A l'occasion de l'Euro 2008, Nike a déployé un dispositif de communication hors du commun. Outre le spot pub traditionnel présenté ici ou d'autres opérations récurrentes, la firme américaine a créé plusieurs shows télé à travers l'Europe dont les vedettes étaient la star de chacune des sélections nationales. Voici un focus sur ces talk shows brandés Nike qui semblent donner des idées à Havas.
 

 
Le buzz est né en Angleterre. Un film viral circulait sur le web avant que cela ne s'officialise : Fabregas, joueur d'Arsenal et de la sélection Espagnol, sera la star d'une émission de télé qu'il concevra lui-même, avec des invités (d'univers différents tels que musique, cinéma, sports, amis, etc) de son choix. Puis l'info a pris une nouvelle ampleur : Nike lance le même concept dans tous les pays européens participant à l'Euro.
 
En France, c'est Franck Ribéry qui a été choisi pour représenter la marque dans une émission conçu pour le marché tricolore. Celle-ci a été diffusée sur Direct8 (propriété de Bolloré) et RMC Info avant que les meilleurs moments aient été mis à disposition sur MSN.fr (sur le portail et sur un minisite dédié). Le choix des partenaires médias aurait été fait à l'issu d'un appel d'offres lancé par Nike France.
 
 
Pourquoi Nike a créé une émission de télé dans plusieurs pays ? Dans le marché du sportbusiness français, il y a un avant et un après 1998. De même que dans les principaux pays européens, les consommateurs ont évolué sur cette même période. Le développement des médias et d'internet notamment a modifié le contexte. Le rapport des consommateurs avec le produit mais surtout avec la marque n'est plus le même. En effet, abreuvés en permanence de messages publicitaires, ils sont rompus aux techniques de communication et de marketing. Leurs connaissances en la matière ont pris un poids important avec le web2.O : les internautes ont du s'y mettre pour faire leur propre promotion. Afin de sortir du lot, d'émerger de la masse de pubs et arriver ainsi à séduire et marquer les esprits, les annonceurs se doivent d'être généreux et créatifs.
A part dans les histoires des messages publicitaires, la création passe par des supports nouveaux et originaux. Mais la créativité ne suffit pas. Le consommateur est demandeur d'une plus value autre que celui qu'il acquiert dans l'acte d'achat. C'est justement cet acte d'achat qui mérite quelque chose. Cette tendance est de plus en plus marquée. On peut facilement la décrire : Quelle marque mérite que le consommateur achète son produit ? C'est dans cette logique que se place le consommateur d'aujourd'hui lorsqu'il doit choisir entre deux offres relativement équivalentes. Donc qu'est-ce que la marque fait pour lui ?
La firme américaine lui offre un joueur de top niveau sur un plateau (de télé) pour lui présenter les coulisses de sa vie d'athlète. La marque apporte un plus évident : elle divertie son consommateur par du contenu exclusif. L'équipementier créé alors une relation forte entre sa marque et son consommateur qui impulsera l'acte d'achat, et probablement aussi fidélité et prescription.
C'est ainsi que Nike a décidé de lancer son propre talk show télé : divertir en faisant la promotion de ses produits dans une émission de 120 minutes plutôt que dans un spot de 30 secondes.
 
 
Des marques qui fournissent du contenu ? C'est la grande tendance actuelle. Mais pour autant ce n'est pas nouveau. En revanche, Nike est certainement la seule qui a réussi à se faire payer pour faire de la pub ! Car soulignons le : si cet annonceur apporte un contenu quasi clé en main au diffuseur ayant payé les droits, son objectif ne reste pas moins publicitaire. Rassurez vous, les marques ne vont pas toutes envahir nos programmes télés. On n'est pas encore près de voir La Matinale ou Télé Matin délocalisées en Colombie et animées par un gringo buvant son café Jacques Vabre. En effet, l'exemple de l'émission présentée sur Direct8 pour Ribéry n'a pas de quoi inquiéter  les anti pub. Elle a réussi à être diffusé car la chaîne a soif de football pour booster ses audiences. Aussi, cette dernière semble prête à fermer l'oeil sur la qualité éditoriale du programme, le niveau de production, et pire, sur la loi française en matière de placement de produits. On a tout de même vu le décor du plateau à l'envers pendant la plupart du temps ! (comprenez que l'image a été inversée de sorte que l'on voit certains logos Nike, présents sur les polos ou chaussures de tous les invités, à l'envers dans le but de montrer que l'on a essayé d'atténuer la pub cachée dans tout le programme ; ainsi, dommage collatéral, le mur lumineux du fond affichait : WOHS YREBIR). Ces imperfections ont d'ailleurs peut être rebutées certains médias à répondre à l'appel d'offres. En effet, en l'état, il n'y avait aucune chance de le voir sur TF1 ou France Télévisions, deux médias plus puissants que direct8.
 
 
Alors une marque, fournisseur de contenu pour communiquer : bonne ou mauvaise idée ? C'est bien sur une bonne idée. Encore faut-il qu'elle soit bien relayé. L'objectif est de faire de la publicité ludique. Mais de la pub quand même. N'oublions pas que le programme doit toucher un maximum de monde car il n'est pas autant diffusé qu'un spot publicitaire qui peut tourner plusieurs milliers de fois sur différentes chaînes et pouvant alors être vu par plusieurs millions de personnes, contrairement à celui diffusé sur Direct8. Heureusement internet comble en partie ce déficit. Mais ce n'est pas suffisant. Alors l'enjeu pour des marques comme Nike sera de s'assurer en amont des impératifs des chaînes ou sites webs. Les grands médias, les plus puissants, ne peuvent s'autoriser les mêmes "largesses" que les médias à rayonnement plus modéré. Pour que les chaînes majeures l'acceptent, le programme doit être élaboré avec elles afin qu'il corresponde à leurs lignes éditoriales, aux lois, aux spécificités techniques, etc.
Aujourd'hui, les agences de publicités conseillent de plus en plus leurs clients sur le contenu. Havas Entertainment (propriété de... Bolloré) a d'ailleurs assuré la production du Ribéry Show. Le résultat prometteur montre néanmoins clairement certaines limites. Celles là mêmes qui ne permettraient pas au show d'être diffusé sur une grande chaîne tv historique. Ce cas reflète une tendance actuelle caractérisée par un manque évident de concertation entre les trois parties engagées en amont : l'annonceur (ici Nike), le conseil (Havas Entertainment) et les médias (Direct8).
 
 
Preuve que les "brands contents" tendent à se développer, selon la CB Newsletter du 12 Juin Havas serait sur le point de créer une offre croisée sport et entertainment pour les annonceurs. Fort de cette expérience, elle voudrait reprendre le concept pour l'adapter à ces autres clients. La structure s'appuierait sur les équipes de Havas Sport et Havas Entertainment, sous la houlette de Lucien Boyer, CEO de la première.






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Mardi 17 juin 2008

A quoi sert le sponsoring d'un stade, appelé également "naming" ? Comment l'exploiter dans sa communication ? Le puissant groupe d'assurances Allianz (AGF en France), sponsor titre du stade de Munich, a trouvé LA bonne idée qu'il a en plus placée en embuscade de l'Euro 2008 dont il n'est pas partenaire officiel !



Cette dernière qualité réserve le droit d'exploiter cette compétition et son image dans ses opérations commerciales et de marketing. Mais qu'importe. Allianz, dont le stade des clubs du Bayern Munich et Munich 1860 porte son nom (Allianz Arena), a trouvé une double parade.
L'une pour faire parler d'elle au delà du championnat d'Allemagne. Elle a en effet toute la légitimité pour le faire. Mais maintenant que cette compétition est terminée et que l'Europe s'intéresse à une autre évènement, le groupe d'assurances doit trouver un moyen de se faire remarquer sur un autre territoire du football.
La seconde parade est d'être remarquée à travers l'Euro 2008 sans en être le sponsor officiel (il s'agit d'embush marketing).
Pour ce faire, elle a profité de la participation de deux des plus grandes stars du Bayern à l'Euro pour préparer une opération virale d'envergure. Grâce au match France-Italie, Allianz s'assure en effet la présence de Ribéry et de Toni, membres indiscutables des onze français et italiens pour en faire le socle de son opération.


Le film de la campagne de communication met donc en scène ces deux joueurs dans les travées du stade de l'Allianz Arena. A l'occasion d'un duel comique, ils offrent astucieusement une visite de l'enceinte sportive. La belle performance de la marque résulte dans l'absence notable d'une surcharge de son logo au fil des secondes qui défilent. Très souvent, les annonceurs ne résistent pas à la tentation de placer des logos de leur marques un peu partout dans le film viral. Or, c'est une erreur. Les internautes y sont relativement réticents dans la mesure où la vidéo se présente non pas comme une pub mais comme un film viral. A ce titre, l'abondance de logos est à proscrire. C'est un piège dans lequel Allianz n'est pas tombée. Chacun de ses logos s'inscrit naturellement dans le décor.
(Notez que la vidéo présentée ci-dessous est extraite d'une émission tv, ainsi certains logos ont du être flouttés)







En soutien, Allianz a développé un site web proposant de nombreux contenus additionnels - démontrant une nouvelle fois la volonté des marques de proposer de plus en plus de contenus et plus seulement des films publicitaires (la.S.M.S.publiera très bientôt un article à ce sujet). Par ailleurs, le site permet de jouer à un concours de pronostique. Le lot ? Un week end à Munich et une rencontre des joueurs bien sur. L'objectif de cette campagne est de faire connaître aux Européens le naming du stade. Normal donc d'inviter les gagnants à venir le visiter et de profiter des avantages que le partenariat/l'investissement d'Allianz lui confère. 


En conclusion, la réussite de cette campagne repose sur la capacité de l'entreprise à faire parler d'elle en dehors du champs d'action de son investissement d'origine, à surfer sur la médiatisation et l'image d'un évènement international sans en payer le droit, à offrir du contenu divertissant et exclusif à la cible et à créer un lien nouveau entre sa marque et sa clientèle et ses prospects. 
Ne reste plus qu'à ses antennes locales (qui ne portent pas toutes le nom "Allianz" - ex: AGF en France) de bien relayer cette opération en points de vente, voir même en communication locale (affichage ? tv ? radio ?). Sinon, c'est un coup d'épée dans l'eau. Ou pire : cela peut aider la concurrence s'il y a confusion d'une marque à l'autre. Car, d'une manière générale, le public fait-il naturellement le lien entre une maison mère et ses filiales nationales ? Combien de Français savent qu'AGF est propriété d'Allianz ? Il convient donc de bien exploiter à fond chaque investissement entrepris. N'oublions pas que toute opération de communication, même en sponsoring, à pour objectif ultime de faire vendre



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Mercredi 4 juin 2008

Vu à une terrasse de café parisien, des sous boc publicitaires originaux. Estampillés d'une simple étoile rouge et de logos UEFA Champions League, seul le code couleur permet de faire le lien avec la marque à l'origine de cette opération de street marketing : Heineken.


Un objet publicitaire sans logo du produit ! Osé. Mais c'est dire si la marque de bière Heineken est puissante. Pour faire la promotion de son partenariat avec la Ligue des Champions de Football, Heineken a eu une idée géniale : des sous boc ludiques. Qui n'a pas martirisé des sous-bocs dans les bars ? Qui n'a pas fait tourner son trousseau de clés entre ses doigts lors d'une conversation autour d'une table de café ? Qui n'a pas joué avec des allumettes oubliées sur le comptoir ? Heineken a décidé de rendre ces petits gestes mécaniques de consommateurs, perdus dans leurs pensées ou dans leurs conversations, plus ludiques : des mini buts et un ballon sont détachables et permettent de recréer un terrain de football sur la table ou le comptoir. Il ne suffit plus qu'à shooter dans le ballon plat pour le faire glisser sur la table entre les poteaux adverses ! Pour un peu, on a bien envie de commander une pression Heineken pour rejoindre la partie des copains.  


La marque concentre l'intérêt et les conversations sur elle-même à travers son objet de communication pour offrir aux consommateurs un moment d'échanges, de convivialité, de détente, de rire, bref d'émotions ! Mieux : des consommateurs heureux ce sont donc des distributeurs heureux. Une telle opération ravit les bars qui, en ces temps de finale de Champions League et surtout d'Euro, se réjouissent d'animer leurs débits par des animations en tout genre. Cela facilite donc les relations et négociations entre les bars et le groupe Heineken. Le géant hollandais signe ainsi un magnifique doublé !


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Mardi 29 avril 2008

C'est certainement une première dans l'histoire du sportbusiness international. Surtout à ce niveau. L'un des sponsors de l'Euro 2008, l'horloger suisse Hublot, va offrir l'espace publicitaire qu'il a acheté dans le cadre de ce partenariat à une association humanitaire. Focus sur cette incroyable mais exemplaire décision.



 

Hublot est le plus petit sponsor du prochain Euro de Football qui se déroulera en juin prochain, en Suisse et en Autriche. Alors que son partenariat avec l'UEFA - organisateur de la compétition - lui octroie le droit d'afficher sa marque sur les panneaux aux abords des pelouses ainsi que dans les médias diffuseurs du tournoi  (en billboards), la marque de montres a décidé de renoncer à cette visibilité internationale pour l'offrir. Hublot souhaite en effet profiter de cette colossale exposition pour mettre en avant une cause : la lutte contre le racisme. Elle espère que cette opération permettra de sensibiliser plus encore l'opinion publique face à ce phénomène grandissant dans les stades de football.



Alors pourquoi avoir signé ce contrat de sponsoring si c'est pour l'offrir ? Pourquoi ne pas avoir offert directement cette somme à l'association ? Le coup est triple.
D'abord, un partenariat de cet envergure permet une exploitation bien plus complète qu'une simple visibilité sur les pelouses. Ainsi, Hublot peut par exemple exploiter la licence Euro 2008 pour développer ses gammes. Elle a d'ailleurs déjà sortie un modèle de montre à l'effigie de cette compétition. Mieux : elle va fournir aux arbitres une montre (photo) tout à fait inédite (et exclusive : elles ne seront pas commercialisées) qui doit les aider à gérer le temps en match. Pour ce faire, le cadran est numéroté jusqu'à 45 minutes (durée de chaque mi-temps). Un système permet d'ajouter 15 minutes en cas de prolongations (de deux fois 15 minutes). D'autres opérations seront mises en place par la marque.
Autre avantage d'offrir son espace publicitaire : elle réalise un énorme coup médiatique. L'annonce a fait beaucoup de bruit. Renoncer à une telle visibilité pour une cause va considérablement faire augmenter sa notoriété et surtout améliorer son image de marque. Celle-ci s'humanise aux yeux de l'opinion, ce qui créé une relation forte avec le consommateur et fait la différence au moment du choix de ce dernier entre deux produits équivalents. Aurait-elle eu un tel buzz en étant simple sponsor de l'Euro et en se contentant d'apposer son logo sur les panneaux ? Pas sur.
Enfin, la dernière raison n'est pas la moins importante : l'association choisie bénéficie d'une exposition qu'elle ne pourrait s'offrir autrement. Elle lui permet de relayer son message auprès d'un public international et directement concerné par la lutte contre le racisme.



Cela sera-t-il suffisant ?
Le coup a fait boom dans le monde du sportbusiness. Pour autant, il n'est pas si évident que le public, même les fans de football, saura que l'affiche "Unit Against Racism" sera offerte par Hublot, sans passer pour un opportuniste. Il faudra alors la jouer fine pour mettre en évidence son action sans en pâtir.
Quoi qu'il en soit, le coup est malin, exemplaire et mérite d'être tenté.


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Lundi 28 avril 2008

Ce week end, l'Inter de Milan, en tête du championnat de football italien, a disputé une rencontre sous un maillot peu commun. En effet, celui-ci faisait la place a une version chinoise de son traditionnel sponsor Pirelli.


La marque de pneumatique transalpine a choisi de mettre en avant son nom chinois sur les maillots de joueurs intéristes. Curieux. Mais après tout pourquoi pas. Le football est universel et l'équipe milanaise est de renommée mondiale. A l'approche de l'issue du championnat et de l'attribution du titre, les fans du monde entier s'intéressent aux résultats des principaux championnats européens, dont l'Italie fait partie.


Bonne ou mauvaise idée ? A chacun de juger. Néanmoins on peut se poser la question, à l'heure où l'opinion publique internationale s'intérroge sur la politique chinoise. Etait-il réellement nécessaire de faire ce raprochement avec la Chine maintenant ?



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