Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !
Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.
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Groupe 'Sponsoring et Marketing Sportif'
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DIVERS
:
Un contact Facebook m'a demandé un conseil. Face à la crise, elle peine a rassemblé des fonds pour participer aux
Marathon des Sables qui se tient actuellement au Maroc.
Des sportifs amateurs me contactent régulièrement pour avoir des conseils sur la façon de trouver des sponsors. Il est difficile de répondre à chacun. Aussi, je vous transmets la réponse que
j'ai faîte à cette personne dans l'espoir que cela répondra aux problèmes rencontrés par un plus grand nombre.
«
Bonjour, jaurais besoin d'infos: la crise actuelle a-t-elle vraiment un impact sur le sponsoring ? Je suis actuellement en recherche de sponsor,
mecenat, partenariat. Je vais participer au marathon des sables au maroc, une courses de 240 kilo en auto-suffissance alimentaire. Je cours pour la recherche médical ; je n'est pas cloturé
mon budget. Pouvez vous me donner des conseils ? Je vends des kilometres. Je vous assure que je n'arrete pas mais dur dur: comme je dit 'chacun son metier'.
Merci d'avance. Sandrine, éducateur sportif.
»
«
Bonjour Sandrine,
Chacun son métier il est vrai mais sachez que mêmes certains pilotes de F1 doivent trouver des sponsors pour s'assurer un volant dans une écurie.
Le sponsoring est malheureusement touché comme le reste par la crise. Difficile d'évaluer dans quelles mesures pour le moment. Mais c'est surtout difficile pour les petits investisseurs. Car les
grandes marques se doivent au contraire de renforcer leurs opérations de communication pour s'en sortir. Les précédentes crises ont justement démontrées que les marques s'en ayant le mieux
sorties sont celles qui ont le plus investis en publicité.
Pour autant, vous ne pouvez qu'intéresser de petits investisseurs. Aussi pour faire face n'oubliez pas que vous avez aussi des arguments à faire valoir : vous ne demandez pas une somme colossale
; en contrepartie vous pouvez offrir beaucoup à une entreprise. Valorisez en retour ce que vous lui apporterez.
De la visibilité ? Aucun intérêt pour elle sauf si vous pensez pouvoir gagner; et encore. Ce n'est pas le médiatique marathon de NYC. En revanche vous pouvez leur offrir une fenêtre optimiste sur
l'extérieur. C'est à dire ? Le moral des employés n'est pas optimal en ces temps de crise. Développez un blog, écrivez, filmez, photographiez votre aventure vécue de l'intérieur. Publiez votre
témoignage sur un blog réservé aux salariés de votre partenaire. Avant et après, aller les rencontrer pour leur expliquer ce que c'est vraiment, ce que ca représente pour vous. Exprimez vos
émotions. Faites les réver ! Grâce à vous, ils pourront se mobiliser derrière une "cause" commune et partager une aventure humaine tous ensemble. Faites en vos supporters.
Mettez vous à la place d'un investisseur, responsable de la communication (ici, interne ou responsable des ressources humaines).
Il y a beaucoup à offrir. Pas uniquement de l'argent à prendre.
»
De leur côté, les sponsors doivent sortir la tête de l'eau, se montrer au milieu d'un marché saturé et de consommateurs rompus aux techniques de communication. Ces derniers veulent revenir aux basiques (bien vivre, bien manger, s'amuser, etc) et rejettent en conséquences les techniques marketing agressives. Mais conscients du besoin d'argent en sport, ils doivent accepter la présence d'annonceurs. Pas à n'importe quel prix pour autant. Le sponsor a des droits mais aussi des obligations.
Ainsi est né la notion de sponsoring citoyen = apporter une valeur ajoutée aux fans de sports, une réponse directe à leurs attentes et préoccupations de la vie quotidienne, sans se contenter de leur demander de consommer via des pubs. Concrètement, c'est aidé les gens à assouvir leur passion, à favoriser la pratique sportive chez les jeunes, prévenir des risques du dopage ou de l'obésité, etc...
On semble croire que c'est la nouvelle tendance pour les marques. Si elle n'est pas suffisamment appliqué, cette
orientation marketing (n'ayons pas peur de le dire) ne me parait pas nouvelle non plus. Coca-Cola est parmi les pionniers du genre (en sport
j'entends) : les enfants qui tiennent la main des joueurs à leurs arrivées sur les pelouses des stades, c'est Coca. Le logo de lutte contre le racisme sur les stades de l'Euro2008, c'est
Hublot (horloger). Ces exemples sont les plus connus mais il y en a bien d'autres. Récemment Ferrero a
lancé une opération locale pertinente très mal dénommée "5 Maillots pour l'enfance" (www.5maillots.fr). Objectif : non pas offrir un
maillot à 5 jeunes mais leur place sur le maillot de l'équipe pro de basket de Rouen (siège France de Ferrero) à 5 associations ayant remporté un concours. Etant sponsor de cette équipe,
Ferrora cèdera sa place sur le maillot de Rouen durant 5 matchs à domicile au profit du logo de chacune des cinq associations choisies. En parallèle de cette visibilité cédée, d'autres actions sont menées par
Ferrero pour les soutenir.
Donc nouveau, non. Marginale, oui. Dommage car aujourd'hui la situation (crise + paysage publicitaire saturé + ras le bol du consommateur) rend indispensable la responsabilité sociale des marques. Chaque euro investit en pub doit être réfléchit. Les consommateurs ne seront pas (tous) dupes des marques qui aujourd'hui viendraient par nécessité (pression du chiffre d'affaires) surfer sur cette vague. Mais il ne faudra pas trop critiquer ces prises de risques des marques car elles sont réellement nécessaires.
la.Semaine.du.Marketing.Sportif. se risque à une
séance de pronostiques périlleux. Qui sera la star française à l'issu des Jeux Olympiques 2008 à Pékin ? Qui sera le meilleur produit du sportbusiness ? Qui sera l'objet des surenchères
des annonceurs ? Qui faudra-t-il sponsoriser ?
Après avoir évoqué les stratégies de partenariats, la.S.M.S. vous
présentent 11 athlètes pour remplir - ou pas - l'ordre de vos chéques à leurs noms... Faîtes vos Jeux !
Disons le tout de
suite : c'est la personnalité numéro 1 des Jeux Olympiques de Pékin. Le premium du sponsoring français. Oui mais...
Manaudou s'est fait connaître à Athènes à l'occasion des précédentes olympiades. Après plusieurs médailles olympiques et mondiales, cela tourne au vinaigre. Au gré de ses désillusions
amoureuses, l'icône française enchaîne les décisions qui surprennent le public. Le chouchou des français déçoit. Tant sportivement et que médiatiquement. Sa côte de popularité est égratignée. Si
Laure est encore en haut du classement des sportifs préférés des Français, son évolution inquiète.
Peut-elle
redresser la pente à Pékin ? Certainement. D'un point de vue sportif, elle peut revenir. Mais pour autant, elle ne pourra que difficilement faire mieux qu'en 2004. Elle a plutôt tout à
perdre que tout à gagner. D'un point de vue médiatique, même tendance. Le public peut la lâcher. Aussi, de ce point de vue, elle peut représenter un risque pour un annonceur. Cependant, son
caractère imprévisible et sa force mentale peut renverser la tendance. Elle est de la race des grands champions qui peuvent faire chavirer de bonheur tout un peuple, à l'instar d'un
Zidane ou d'un Platini.
Un problème de taille persiste quand même : son prix ! Laure, ayant connu le sommet en 2004, est dors et déjà la plus chère du plateau olympique tricolore. Si toutefois elle le retrouvait, son prix augmenterait en conséquence bien qu'elle n'aurait pas le même intérêt qu'en 2004 pour un sponsor car la nageuse à annoncer vouloir prendre sa retraite à l'issue des JO. Elle peut encore être médiatique au-delà de sa carrière sportive mais, à 21 ans, elle n'a pas encore le réseau, la prestance, l'aura et la maturité d'un Douillet, une référence dans le domaine olympique (les footballeurs étant hors catégorie). En conclusion : Manaudou ? Oui, mais version 2004 sauf pour être « la danseuse » d'un riche président.
Attention :
talent pur ! L'un des deux challengers de Manaudou sans aucun doute. Le français nage dans les catégories reines et, au vu de ses records du monde, peut faire beaucoup,
beaucoup de bruit. S'il confirme son énorme potentiel, il va s'imposer sur la scène médiatique. Seule la présence de l'américain Phelps (en quête de huit médailles d'or à Pékin !) peut
l'empêcher de ne pas plus exploser au niveau international. Beau garçon, athlétique, puissant, souriant, simple, il semble porter des valeurs très positives qui sauraient séduire bon nombres de
marques. Il lui faudra pour cela sortir de l'ombre de Manaudou et surtout savoir se vendre, mais il peut le faire. la.S.M.S. investirai son budget sponso sur Alain Bernard !
Si Hulk était
noir, il s'appellerait Teddy Riner ! Un
physique aussi incroyable que son sourire. D'un point de vue du potentiel sponsoring, c'est le deuxième challenger de Manaudou. Le jeune judoka est déjà une star internationale
de la discipline. Un titre olympique lui apporterait l'ultime consécration qui lui manque. Champion d'Europe et du Monde des lourds (catégorie reine), Riner est le représentant des jeunes. Si
Douillet séduit la ménagère de moins de 50 ans et surtout leurs mères, Riner a le potentiel pour être le chouchou des jeunes français. Pour cela, il doit exploser lors d'un grand
évènement populaire comme les Jeux Olympiques. Il élargirait ainsi son rayonnement auprès d'un public plus large, bien guidé par le protecteur David Douillet. Les marques, hors équipementiers,
l'ont pour l'instant un peu oublié. Une médaille leurs rappellerait le véritable potentiel sportif et marketing de ce champion. C'est du pain béni pour une marque car l'athlète est assez jeune
pour prolonger sa carrière naissante au moins jusqu'à Londres pour les JO 2012. Le judo n'étant pas un sport majeur, il restera encore très abordable même après une médaille, comparé à un
footballeur ou à Laure Manaudou par exemple. C'est le favori de la.S.M.S.
Il n'a pas simplement
le physique du gendre idéal. Porte drapeau de la délégation française, ce choix n'est pas un hasard. Il a su mériter cet honneur : double médaillé d'or, il est en lice pour
un record historique s'il gagne une 3ème médaille d'or lors d'une troisième olympiade d'affilée. Estanguet n'est pas inconnu du public. C'est « le type de la pub des
déodorants Mennen ». Surfez sur cette reconnaissance et sur une nouvelle médaille d'or - s'il l'obtient - pour le parrainer et communiquer avec le futur « gendre de la
France ». Estanguet semble en effet se profiler vers une seconde carrière éco-politico-sportive à la Douillet, Lamour ou Laporte. Son rayonnement médiatique a ainsi le potentiel pour croitre
sensiblement. Pour preuve, depuis qu'il a été désigné porte drapeau, on ne parle plus que de lui. Avant l'ouverture des Jeux, il a même réussi à éclipser du paysage médiatique Laure
Manaudou (que les médias semblent avoir préservée pour lui éviter trop de pression). Le projecteur s'est ainsi arrêté sur lui. Et ce n'est pas un hasard.
Le champion du
monde du 110 mètres haies avait fait chavirer la France lors des JO d'Athènes. Mais son concurrent chinois le priva d'or. Aujourd'hui, il présente un espoir pour une médaille en athlétisme. Un
maigre espoir. Si toutefois, il réussissait cet exploit, il représenterait une belle opportunité pour un annonceur. Celle-ci serait renforcée par sa relation amoureuse avec une ancienne Miss
France qui lui a déjà entrouvert les portes d'une exposition « people » pouvant intéresser certaines marques. Médaille d'or + athlétisme (sport phare des JO) + people = cocktail
gagnant de sponsoring.
Arrivera-t-elle
enfin a gagné une médaille d'or sans qu'aucune concurrente dopée ne lui chipe ? Pas si sûr. Si toutefois elle réussissait cet exploit (sur le 100m, discipline majeure des JO), elle
serait la reine tricolore des Jeux Olympiques de Beijing ! (quoi qu'il ne faudrait pas que Manaudou, Bernard et Riner décrochent aussi la timbale car ils pourraient lui faire
beaucoup d'ombre). L'inconvénient pour cette athlète combative est son âge. Il s'agit de ses derniers Jeux. Elle ne pourra donc plus jamais briller sur une piste d'athlétisme mais une médaille
pourra lui apporter une médiatisation bien au-delà des Jeux. En revanche, en quoi de victoire, n'espérez pas, qu'elle atteigne le niveau de popularité de Marie-José
Pérec.
Jackson Richardson a su
hisser le handball à un niveau de popularité supérieur à celui où il l'a trouvé à son arriver dans le monde professionnel. Aujourd'hui à la retraite, son successeur peut être Nikola Karabatic.
Virtuose du hand, il a les moyens de prolonger cette marche en avant. Mais cela ne passera que par un titre olympique (seul manquant au palmarès des Bleus) tant les anciens « barjots »
ont marqués les esprits du grand public d'une empreinte indélébile. S'il réussit à emmener l'Equipe de France là où les joueurs historiques ont échoué, il rejoindra le panthéon du sport
collectif. Seulement les grands sportifs du sportbusiness n'ont pas uniquement briller par leurs résultats. Leurs personnalités leur ont permis de traverser les
frontières du sport pour développer leur notoriété auprès des non amateurs de sport. Karabatic, même médaillé d'or, devra forcer les choses (sa nature ?) pour "glamouriser", "énigmatiser" ou "bad-boyiser" son image !
Nikola est financièrement très accessible et pourrait alors se révéler être très intéressant
pour les petits budgets... du moins si les gros passent à côté de lui.
La médaille d'or lui est
promise. Sportivement, il est peut être celui qui a le plus de chance de réussir. Malgré tout, il est aussi celui qui a le moins de chance d'être la star tricolore des Jeux. La faute à une
discipline peu connue et une personnalité qui ne tire pas la couverture sur lui. Cependant, dans l'hypothèse d'un scénario catastrophe pour la délégation française, il peut tirer son épingle du
jeu. Dans un cas comme dans l'autre, il reste un champion olympique très abordable pour une marque qui souhaite débuter dans le sponsoring.
A l'instar d'Estanguet, il
est de ceux qui ont vu leur notoriété croître grâce à leurs sponsors. Adidas l'a popularisé. Totalement inconnu avant Athènes, il fait la une sitôt médaillé. Il y a des sportifs qui captent la
lumière et qui, malgré un sport peu populaire, arrive à séduire le public. Et il y a des histoires incroyables qui sensibilisent le public. Yohann Diniz appartient plutôt à la deuxième
catégorie. De plus, ce postier incarne le français moyen. Celui qui n'a rien d'exceptionnel, qui n'a pas un physique de sportif professionnel apparent (mais pourtant bien réel) et qui
lutte pour s'en sortir. Pas glamour pour un sou, il renvoi en revanche une image très sympathique, accessible. C'est le brave type, l'anti-star, le bon pote. Le bonheur en toute
simplicité, c'est lui. Sponsoriser Diniz, c'est parrainer le citoyen lambda fan de sport. C'est choisir une figure proche des consommateurs en qui ils peuvent se
retrouver.
Philippe Lucas,
c'est la grosse côte. Il a quitté les plateaux télés pour la piscine olympique de Pékin. Un entraineur (de natation) star tricolore du sportbusiness des JO ? Pourquoi pas !
Inconnu avant les Jeux d'Athènes en 2004, sa gouaille lui a permis de devenir aussi médiatique - ou presque - que Manaudou qu'il coachait à l'époque. L'ancien mentor de la nageuse est un
personnage atypique qui a su exploiter la médiatisation de Laure pour construire sa propre notoriété. Et inversement, il a contribué à rendre la timide Laure la nageuse française la plus
connu de l'histoire. Orphelin de son joyau fait maison, il n'en ait pas moins dépourvu de champions. Parmi plusieurs nageurs français se cache une perle ... roumaine. Camelia Potec est
en effet entrainée par Philippe Lucas. C'est donc sous les couleurs de la Roumanie qu'on a retrouvé Lucas ! Le vice est total : il coache une concurrente directe de Manaudou.
L'affrontement est programmé. Pour peu que la Roumaine devienne championne olympique et Lucas fera une triplette : d'abord il propulsera la roumaine, dont l'histoire parfaitement opposée à
celle de Laure (départ en Italie, relations amoureuses, clash avec Lucas, changements multiples d'entraineurs,...) est admirable et remarquable (particulièrement d'un point de vue
marketing) ; ensuite il prouvera qu'il est l'un des meilleurs entraineurs au monde et deviendra le principale artisan des victoires passées de Laure ; enfin, il poussera celle-ci à la
retraite par la petite porte dérobée, avec un léger parfum de vengeance. Peu reluisant comme scénario mais la réalité pourrait peut être ressembler à cela. Côté image, il est le Johnny du sport
! Mais en beaucoup moins conventionnel. Lucas, c'est l'image du produit de grande consommation pour la masse.
Manaudou est apparue sous la lumière des projecteurs d'Athènes à la surprise générale du sportbusiness. Avant, aucun annonceur, aucune agence spécialisée ne savait qui elle était. Et pour cause : elle était encore inconnue du grand public, curseur de l'intérêt des sponsors pour un athlète. Aussi, la future star du marketing sportif se cache peut être ailleurs que dans ceux cités ici. Un(e) athlète inconnu du public. Une personnalité qui dégage autre chose que des performances sportives exceptionnelles. Une histoire incroyable qui émeut tout un peuple. Quelqu'un qui capte la lumière des flashs comme savent le faire les grandes figures du paysage médiatico-sportif : Douillet, Zidane, Pérec pour n'en citer que quelques uns.
Les Jeux Olympiques sont dans les startings blocks ? Non ! Ils ont déjà commencé
ce mercredi 6 Août (tournoi olympique de football) pendant que, vous, vous vous demandez encore si vous avez pris la bonne décision ! Vous vouliez sponsoriser un athlète mais avez finalement
préféré ne pas prendre de risques et attendre la fin de JO pour être sûr de parrainer un médaillé et pas un looser ? Ce qui suit est fait pour
vous.
Avez vous bien fait d'attendre la fin des JO ? Oui, si vous disposé d'un gros
budget. Oui, dans la mesure où, pendant la compétition, les athlètes ne peuvent faire la promo de leurs parrains par dessus les tenus officielles de l'Equipe de France, (sauf pour leur
équipementier dans certaines disciplines). Mais globalement, vous auriez du prendre des risques, vous engager et soutenir votre athlète dans sa préparation. Aussi, la réponse est "NON" !
Pourquoi ? Tentative de décryptage.
> Le public peut vous soupçonner d'opportunisme, et il aura raison. Accompagnez un sportif depuis le début de sa préparation accorde des privilèges incomparables : mettre en avant votre soutien, votre aide dans la préparation de l'athlète, votre talent de dénicheur de futurs champions... Raconter une histoire, voilà la clé !
> Attendre que le filleul décroche une médaille, c'est ne pas être présent au sommet de sa gloire et de sa médiatisation. Pour négocier ensuite un contrat avec l'athlète, il faudra d'abord attendre qu'il finisse sa tournée médiatique (à laquelle votre marque ne sera pas associée). En effet, une médaille est sujette à d'innombrables sollicitations médiatiques. Ensuite, le sportif prendra des vacances pour se remettre de cette longue période d'entrainements et de compétitions. C'est après que vous pourrez l'approcher, par l'intermédiaire de son agent qui aura au préalable fait le tri des demandes de rendez vous des sponsors prospects. Il faudra donc jouer des coudes et se montrer convaincant. Or, cela ne se mesure pas uniquement au montant inscrit sur le chèque que vous lui tendrez.
> Le montant du contrat que vous lui proposerez après les Jeux sera beaucoup plus important que si vous l'aviez sponsorisé avant. Un champion confirmé coûte toujours plus cher. Beaucoup plus cher. Surtout lorsqu'il devient champion olympique, le titre suprême dans de nombreuses disciplines. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle il vaut mieux ne pas attendre qu'il gagne une médaille.
> Enfin, les délais pour lancer une campagne publicitaire vous imposeront de
communiquer à une période obsolète : tous les sponsors (concurrents ou non) vont faire de la pub sur les médailles de leurs athlètes après les JO. Passé un certain délai, le public va être
sevré. Les derniers arrivés, s'ils font leur apparition beaucoup plus tard que la fin de la compétition, seront donc mal vu par la cible.
Pensez que le sportif peut déjà être sponsorisé par d'autres marques. Si elles communiquent avant vous, vous perdrez le bénéfice du premier. Les messages autour du même athlète vont se confondre
dans l'esprit du public. Aussi, tout l'intérêt de l'avoir aidé depuis le début est d'être immédiatement identifiable et crédible auprès du public.
Si vous vous y étiez pris plus tôt, comment auriez vous pu communiquer ?
Plusieurs périodes de campagne de communication.
- Avant les Jeux Olympiques : On fait savoir qu'on soutient l'athlète. On montre que l'on croit en lui. On fait savoir qu'on l'aide, qu'on lui permet de s'entrainer dans les meilleures conditions pour qu'il obtienne l'or olympique. Web (mini site dédié), presse, TV... il faut établir un dispositif ciblé en montrant les coulisses de sa préparation, en offrant du contenu (exclusifs si possible) aux fans et à votre cible, votre clientèle. On fait savoir qu'on est sponsor d'un fort potentiel.
- Pendant les JO, c'est le moment de
sensibiliser la masse. C'est un nouveau public qui regardera les Jeux Olympiques, plus large : non initié, fan, curieux, zappeur, amateur, riche, pauvre, jeune, moins jeune, noir, blanc, etc. Les
JO sont universels puisqu'ils touchent tout le monde, à l'instar de ce qu'est devenu la Coupe du Monde de Football en France. Aussi, le plan média doit être plus intensif. Il faut, plus que
jamais, faire connaître votre partenariat lors des retransmissions des compétitions de votre poulain. Si votre budget le permet, il est évidemment préférable d'élargir le plan sur tous les
programmes tv et radio pendant les Jeux, sur tous les média.
Attention tout de même : ne faîtes pas le coq, évitez l'attitude présomptueuse du message. On soutient un athlète dans sa quête de médaille mais surtout dans son rêve de participer aux JO
(souvenez vous du message d'Adidas qui avait affiché un peu trop rapidement lors de la Coupe du Monde 2002 une deuxième étoile sur le maillot des Bleus de Zidane).
- Après les Jeux Olympiques : la défaite
n'est pas un frein. Une médaille ratée peut tout de même permettre à la marque de sortir grandie. Félicitez médiatiquement l'athlète pour ses performances si elles sont en partie positives,
encouragez son engagement, son attitude et ses espoirs pour les prochaines échéances, mettant en avant l'aspect humain et ses effets sur les fans (les espoirs et donc le rêve que cela implique)
ou sur vos salariés (remercier le pour avoir su créer un engouement populaire et fédérateur interne), bref, positivez l'expérience !
Si une médaille a été décrochée, valorisez votre investissement sur le long terme. Montrez que vous y aviez cru dès le début. Faîtes connaître votre flair, votre instinct pour déceler du
potentiel, des champions en devenir. Mettez en parallèle ses résultats avec ceux de votre entreprise, avec votre activité, avec vos effectifs. Le plan média doit alors être aussi important que
celui mis en place pendant les Jeux. Mais sachez aussi vous arrêter au bout d'une certaine période (pas au delà d'un mois post JO), sinon gare à l'effet boomerang : vous pourriez fatiguer le
consommateur.
Il s'agit d'une liste non exhaustive d'actions de communication. Un brin provocateur, ce billet n'en a pas moins pour but de rappeler qu'il faut inscrire sa stratégie autour d'une histoire et non pas d'une opportunité. Peu importe le résultat sportif, il faut valoriser l'expérience quelle qu'elle soit.
La question que l'on peut maintenant se poser est : Qui auriez du vous sponsoriser ?
Tentative réponses très prochainement...
(Les lecteurs assidus auront tout de même une petite idée, voir deux
!)
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