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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Vendredi 25 janvier 2008

En lisant cet article, la.S.M.S. a découvert un très beau projet. A nouveau, celui-ci prouve, d'une part, que le sport est un formidable levier de business et, d'autre part, combien internet peut influencer le sport de demain. Impossible donc de résister plus longtemps à l'envie de proposer la quatrième interview de la.Semaine.du.Marketing.Sportif. à son fondateur.




la.Semaine.du.Marketing.Sportif. : Bonjour Mikael Benfredj. Tu es le co-fondateur et CEO de la société qui lance mypronostic.com Peux-tu nous présenter rapidement ton projet ? 

Mikael Benfredj : MyPronostic.com est la première tentative de mise à disposition de l'intelligence collective au service de chacun.
C'est à la fois un site de vente de pronostics créé par les utilisateurs, une plate-forme de service pour les parieurs qui veulent améliorer leurs chances de gains sur les sites de paris et un site de jeux pour afficher ses prédictions et partager ses pronostics avec son entourage.



la.S.M.S. :
C'est le film
Two For the Money avec Al Pacino qui t'a inspiré ? 
  

M.B. : L'idée date de l'année dernière. J'avais monté un blog de pronostics vidéos sur la présidentielle www.jelavaisdit.com (c'est d'ailleurs le nom de la société aujourd'hui "jelavaisdit.com SAS").
Le principe du blog était de graver dans le Net et en vidéos les pronostics des communicants politique sur la présidentielle.
Le site a eu un beau succès dans le milieu de la communication politique et j'ai commencé à m'intéresser à la prédiction d'une manière générale et à la valorisation de la parole d'expert en particulier à partir de cette première expérience.
 
Le fameux film avec Al Pacino, qui m'a beaucoup servit dans l'explication du concept, est venu confirmer qu'il y avait effectivement quelque chose à faire autour de la vente de pronostics...  



la.S.M.S. :
Combien de testeurs seront autorisés à essayer le site actuel (version alpha) ?
 

M.B. : Probablement autour de 500 d'ici fin janvier. Nous ajoutons des utilisateurs tous les jours...
Nous ne limitons pas l'accès pour faire du teasing mais parce que nous devons tester nos ressources serveurs et l'animation en terme de contenu.  



la.S.M.S. :
Accepterais-tu d'offrir des accès pour le tester à nos lecteurs ?
 

M.B. : C'est une idée… les 15 premiers qui enverront leur mail à sms@mypronostic.com recevront un code. 



la.S.M.S. :
Sympa. Merci ! 
Quel est le business model ?
Comment comptes-tu monétiser le site ? Prends-tu une commission sur chaque transaction ?  

M.B. : Nous gagnons de l'argent sur la vente de pronostiques à l'unité et sous forme de packs.
Concrètement si le pronostiqueur loulou47 possède un taux de 75% de réussite sur le PSG, nous imaginons qu'un parieur pourrait être intéressé à payer pour voir son pronostic sur le prochain match du PSG.
Nous reversons jusqu'à la moitié de la vente au pronostiqueur (loulou47 dans l'exemple)
Ainsi le pronostiqueur gagne de l'argent sans prendre le risque d'en perdre et le parieur achète le pronostic d'un expert identifié à un prix connu à l'avance.
 
 
 

la.S.M.S. : Pourrais-je "noter" l'internaute-expert qui m'a vendu son conseil après résultat du paris ou du score ?  

M.B. : Nous avons développé un algorithme qui va noter automatiquement les pronostiqueurs en fonction du résultat du pronostic évidemment mais aussi en fonction de leur régularité, de leur ancienneté etc.
Ces paramètres seront publics et affichés sur le site pour que chacun sache ce que nous allons promouvoir chez nos pronostiqueurs.   



la.S.M.S. :
La loi interdit le pari en ligne en France, réservé au monopole de la Française des Jeux.
Qu'en penses-tu ?  

M.B. : Je pense que ça ne va pas durer…
De gros acteurs vont très vite (probablement dans la première moitié de 2008) obtenir des licences de l'état pour proposer des paris sportifs sur quelques événements.
La France va certainement tenter de contrôler les excès que l'on peut voir par exemple en Angleterre où il est possible de parier sur le nombre de transversales dans un match de foot !



la.S.M.S. :
La législation devrait certainement changer pour laisser la place aux paris sportifs et à gros acteurs du marché tels que Bwin, Unibet ou 
888.com. Avez-vous l'intention de les concurrencer ou de rester un fournisseur d'infos aux parieurs ?
 

M.B. : Chacun son métier et chacun son savoir faire. Certains sont là pour vendre de l'aléa, c'est-à-dire du pari. D'autres pour vendre du service aux parieurs, qui peut prendre la forme de pronostics... 
Il y a une organisation et un savoir faire propre à chaque discipline. Si les métiers sont proches ils ne sont pas concurrents bien au contraire. 



la.S.M.S. :
Les suspicions de matchs truqués sont de plus en plus nombreuses dans le monde. Ne penses-tu pas que les paris peuvent être une menace pour le sport en France ?

M.B. : Je pense que les fédérations des sports concernés (et notamment le tennis) ont pris conscience du problème assez vite. Ils ne laisseront jamais ce fléau menacé l'existence de leur sport.   



la.S.M.S. : Enfin pour conclure, comment es-tu arrivé jusqu'ici ? Quel est ton parcours ?

 
M.B. : Je suis diplômé de Finance et de Gestion d'Entreprise.
En 2005, j'ai intégré l'agence Euro RSCG C&O comme consultant en communication politique et j'ai monté ma société en 2007. 


 

Merci beaucoup d'avoir répondu à ces questions.
la.S.M.S. te souhaite beaucoup de succès dans cette aventure !
  






* Entretien réalisé par échange d'emails.



publié dans : Interview
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Lundi 16 juillet 2007
A l'occasion de l'annonce de la signature du contrat de sponsoring entre Frédéric Michalak et l'équipementier français Le Coq Sportif, marketingsportif.overblog.com est parti à la rencontre de l'un des investigateurs du partenariat. la.S.M.S. a voulu en savoir plus : Tour d'horizon de cet l'investissement et de cette marque en plein renouveau. 


lecoqsportif-LOGO-100p.jpgla.Semaine.du.Marketing.Sportif. : Bonjour Baptiste. Pouvez vous nous décrire vos missions et responsabilités au sein du Coq Sportif ? 

Baptiste Duguit : Je suis International Concept Manager Rugby, c'est-à-dire que je développe les axes stratégiques rugby du Coq Sportif en terme de Communication / Produit. 

la.S.M.S. : Le Coq Sportif vient de signer un contrat de sponsoring avec le joueur de rugby Frédéric MICHALAK, star française de la dernière Coupe du Monde. Pouvez vous nous raconter comment cela s'est passé ?

B.D. : Le Coq Sportif est une marque historique du sport international, le projet de relance et l’état d’esprit de l’Equipe du Coq Sportif plait à Frédéric MICHALAK. En particulier, les racines françaises de la marque et le goût du challenge sont des éléments qui ont touché Frédéric en tant que sportif et en tant qu’homme.

 

LE COQ SPORTIF ET LE RUGBY : 

la.S.M.S. : Pourquoi le rugby ? Quelle est le passé / l'histoire de la marque dans le rugby ?

B.D. : Le Coq Sportif était l’une des marques références du rugby dans les années 70 et 80 ; avec l’Equipe de France, le Racing Club de France, Béziers, Jean-Pierre RIVES (toujours ambassadeur de la marque),…

Depuis 1882 Le Coq Sportif a équipé quasiment toutes les fédérations, toutes les équipes sur tous les sports ! et le rugby est bien entendu l’un des sports fondateurs de la légendaire marque française. 

Même si nous sommes une petite marque par rapport aux grands du sport Business (c’est d’ailleurs l’une de nos revendications), ce sont tout d’abord les valeurs de ce sport et notre histoire qui nous ont poussé vers le rugby.  

Les valeurs du rugby sont fortes et nombreuses. Notre but n’est pas de nous les approprier mais d’apporter un plus pour le pratiquant, le fan et les gens qui aiment simplement ce sport qui rassemble et qui véhicule des valeurs fortes et authentiques en adéquation avec Le Coq Sportif. 


la.S.M.S. : Est-ce le signe d'une percée dans le rugby ? Allez-vous équiper d'autres joueurs ou équipes durant la Coupe du Monde ? Dans le Top 14 ? 

B.D. : C’est un projet sur le long terme. Le rugby fait partie de l’histoire de la marque et inversement. Les 3 valeurs - piliers de la marque sont l’authenticité, l’élégance et la personnalité qui collent aux fondements même du rugby. 

Nous sommes par exemple les partenaires de la Fédération Marocaine de Rugby et aidons cette fédération à développer le rugby via des actions auprès des écoles et de la fédération. Nous collaborons également avec la fédération de Tahiti mais malgré leur talent et abnégation la Coupe du Monde est encore loin du soleil de Tahiti, mais le rugby authentique se loge dans tous les cœurs et tous les stades du monde ! 


la.S.M.S. :
Le contrat entre Nike et la fédération française prend fin à l'issu de la Coupe du Monde (notamment pour le maillot du Quinze tricolore). Envisagez vous de faire une offre pour prendre la relève ?

B.D. : Nous avons participé à l’appel d’offre de la FFR sur demande de la Fédération. Nous leur avons fait une offre pleine de dynamisme, de propositions, de challenges mais aussi de risques. 

[NDLR : la.S.M.S. évoquait cette offre le 27 Mars ici]

 

LE COQ SPORTIF ET MICHALAK :

la.S.M.S. : Pourquoi MICHALAK ? 

B.D. : Première star internationale du rugby Français professionnelle, Frédéric MICHALAK est reconnu pour son talent, pour la qualité de son jeu et pour son physique de jeune premier … Mais on ne peut absolument pas limiter son intérêt à cela.  

En effet, grâce à ses racines et ses expériences de sportif et d’homme, Frédéric MICHALAK est un citoyen du monde qui a développé des talents multiples et une personnalité rare. 

Frédéric MICHALAK n’est pas seulement le robot d’un sport physique ou une icône sexy. C’est avant tout un jeune homme de son temps fan de musique, de mode et d’art qui a envie de découvrir le monde. Fred est un homme qui a un regard sur la planète et sur les rapports humains, il est particulièrement engagé et mérite d’être connu. C’est ce côté de sa personnalité qui a plu au Coq Sportif dont le message est « Pur Esprit du Sport ». 


la.S.M.S. :
Le fait qu'il quitte le championnat de France ne vous a donc pas rebuté ? Ce partenariat a-t-il été réalisé dans le cadre d'une stratégie internationale ?  

B.D. : Son départ en Afrique du Sud est une superbe opportunité pour lui d’aller jouer la Compétition  de clubs/provinces la plus relevé au monde. C’est un choix de sportif mais aussi un choix d’homme qui correspond aux valeurs de Frédéric MICHALAK. 

Tous ses fans pourront suivre cette aventure sur notre site rugby permanent : www.lecoqrugby.com qui relaiera directement son aventure SUD-AFRICAINE.




OBJECTIFS ET EXPLOITATION DU PARTENARIAT :

la.S.M.S. : Quel est votre objectif ? Quelle cible visez-vous ?

B.D. : Etre une marque importante du monde du rugby, tant pour les produits performance que pour le lifestyle d’inspiration rugby. A une plus large échelle, les valeurs du rugby doivent continuer à influencer les créations et le positionnement singulier du Coq Sportif.  Etre le partenaire du rugby et de tous les rugbys… c'est-à-dire que notre objectif est double :

  • apporter un réel bénéfice/innovation grâce à nos produits performance
  • défendre dans nos gammes lifestyle, le rugby et les équipes authentiques qui font perdurer les valeurs de ce sport.  

la.S.M.S. : Avez-vous prévu un dispositif media et/ou hors media pour communiquer sur ce partenariat ?

B.D. : La promotion autour de Frédéric MICHALAK sera décalée… c'est-à-dire que nous voulons faire évoluer son image vers un univers en adéquation avec l’homme. Cela ne sera donc pas exclusivement tourné autour du rugby ou de l’esthétique de son corps. 

Nous préparons un programme spécifique très riche pour la Coupe du Monde en plus de la présentation au public de sa chaussure de match. 
 

la.S.M.S. : Allez-vous développer ce partenariat sur vos collections et/ou vos points de ventes ? Que représente-il pour votre marque en termes d'image et de chiffre d'affaires ?  

B.D. : Au niveau produit Frédéric Michalak participe actuellement à la mise au point technique de sa chaussure ainsi qu’au design de son logo. Sa chaussure, avec laquelle il jouera pendant la COUPE DU MONDE, sera commercialisée dès septembre 2007.


la.S.M.S. :
Allez vous investir dans d'autres disciplines sportives ? 

B.D. : Nous sommes d’ores et déjà présent dans le Tennis (via notamment un partenariat avec le Team Lagardère) et dans le « sport bien-être » avec un concept produits - communication appelé « I FEEL GOOD ». Nous sommes également en développement sur une nouvelle pratique de l’Escrime pour enfants : Ludo Escrime

 



singforrugby.jpgMerci beaucoup Baptiste d'avoir accepté de répondre à nos questions. 
Précisons qu'au delà du partenariat avec Michalak, Le Coq Sportif a mis en place en dispositif web dédié au rugby : Sing For Rugby. De plus, une chaîne a été créé sur www.DailyMotion.com/singforrugby dont voici ci-dessous l'une des vidéos. Les thèmes abordés sont ceux des valeurs d'origines de la discipline, mis en avant à travers l'amateurisme. Une stratégie pertinente qui devrait séduire les puristes qui se sentiraient un peu perdus dans l'actuel rugby "guazzinien" ! 


 
publié dans : Interview
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Jeudi 26 avril 2007
Cette semaine, marketingsportif.overblog.com a souhaité poser quelques questions à un spécialiste des médias, principales ressources des clubs de sports professionnels et vitrine des annonceurs engagés dans le sport.
 
Rencontre avec Emmanuel Charonnat, Directeur Général Adjoint Etudes de Starcom (Publicis Groupe Média)
 
 
 
 
la.Semaine.du.Marketing.Sportif. : Bonjour Emmanuel, en quoi consiste votre rôle de DGA chez Starcom ?
Emmanuel Charonnat : Expertiser les médias et points de contacts utiles pour les annonceurs. Développer la recherche et les outils qui rationalisent notre discours et nos convictions. Prévoir et Imaginer le futur du monde de la communication afin de s'y préparer.
 
 
la.S.M.S. : Quels sont vos principaux clients qui investissent dans les programmes sport ?
E.C. : Gillette, Honda, LG, Tele 2 ... entre autres.
 
 
la.S.M.S. : Sponsoring tv ou spot ?
 

E.C. : Je n'ai pas de préférence à avoir. C'est comme si vous me demandiez si je préfère la télé ou la presse ! (J'aime tous les médias). Chaque point de contact a ses atouts et ses limites, un rôle à jouer en fonction des objectifs de la communication. Ce qui est primordial, c'est la connexion qui se crée entre le consommateur et l'annonceur via ce contact (medium & message). Le spot TV permet de développer un discours et de montrer le produit, ce qui est interdit en sponsoring. Le sponsoring travaille généralement sur un transfert de valeurs entre le média (ou le programme TV, l'événement) et la marque. Les valeurs positives du sport sont fortement recherchées par certaines marques souhaitant développer ces mêmes valeurs.


 
la.S.M.S. : 2006 fut une grande année de sport, marquée par les JO de Turin et la Coupe du Monde de Football qui a permis d'établir un nouveau record d'audience. Selon vous, quels seront les évènements sportifs 2007 les plus suivis à la télévision ? Doit-on s'attendre à des records ?
E.C. : On peut connaître un record d'audience TV sur le rugby si la France atteint la finale, voire la 1/2 finale de la Coupe du Monde. Sinon, les meilleures audiences sportives de l'année seront certainement les matches de qualification des Bleus pour l'Euro 2008 de football.


 
la.S.M.S. : 2007 sera-t-elle l'année de l'apogée du rugby dans les médias ?
E.C. : Oui, si la France gagne ! Non si elle est éliminée trop tôt.


 
la.S.M.S. : Quel est le profil du public du rugby ? Quel est celui attendu pour la Coupe du Monde ?
E.C. : En général, le profil de l'audience TV du rugby est plus âgé, masculin et CSP+ que le foot. Mais pour les matches de la France de la Coupe du Monde, il ressemblera à celui des Bleus du foot.


 
la.S.M.S. : Quelles sont les offres médias proposées aux annonceurs ? 
E.C. : Elles ne sont pas encore communiquées par les régies qui commercialisent les espaces publicitaires.

 
la.S.M.S. : Y aura-t-il des évènements sportifs surprises (telle que les finales de handball de l'Equipe de France féminine par exemple) ? 

E.C. : Je ne suis pas devin. Cela dépend beaucoup des exploits réalisés et/ou des réussites des Français dans ces compétitions. C'est ça qui est beau avec le sport : tout est possible...



la.S.M.S. : Quel est celui qui devrait avoir le meilleur retour sur investissements ?
E.C. : Cela dépend de l'audience obtenue mais aussi des prix pratiqués !

 
la.S.M.S. : Quelles sont les disciplines peu médiatisées qui ont le potentiel pour gagner en visibilité et en intérêt du public dans les années à venir ?
 

E.C. : Là aussi, je ne suis pas devin. Qui aurait prévu il y a 3 ans que le poker à la TV rencontrerait un tel engouement ?

 

 

 

 
 
Merci beaucoup Emmanuel d'avoir pris le temps de répondre à ces questions.
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Jeudi 12 avril 2007
la.Semaine.du.Marketing.Sportif. vous propose de partir à la découverte d'un sport de plus en plus en vogue : le beach-volley. Rencontre avec Céline Gemise Fareau, espoir française de cette discipline olympique et coéquipière de Mathilde Giordano, championne du monde universitaire.  
 

 

 

la.S.M.S. : Comment es-tu devenue "beach-volleyeuse" ?
Céline Gemise Fareau : Cela fais 12 ans environ que je pratique le volley indoor. Sous l'aile de mon grand frère j'ai appris avec les grands aux volley ball pendant les vacances d'été sur les plages de l'île de Ré. Depuis, je vie ma passion à jouer au beach volley, tout en poursuivant mes études. Je m'entraîne tous les jours pour essayer un jour d'atteindre mes objectifs.
 

 

la.S.M.S. : Quelles études fais-tu ? Comment fais-tu pour concilier études et compétition ? 
CGF : Je fais des études de chimie. Je suis en 4eme année, et je fais ces études car la chimie me plaît et je me vois faire une carrière professionnel en tant que chimiste analyste après une carrière de beach volley. Pour concilier les deux j'essaie de m'organiser au mieux pour m'entraîner pendant mes heures de "trou" scolaire. Dans le cas contraire, je peux aménager mon emploi du temps scolaire pour pouvoir m'entraîner. J'y arrive jusqu'à maintenant car je suis une battante et que je m'en donne les moyens.

 

la.S.M.S. : As-tu un statut professionnel ? 
CGF : Je n'ai pas un statut professionnel comme la majorité des pratiquants du beach qui est un sport seulement semi professionnel en France.

 

 

la.S.M.S. : Sport-spectacle, dynamique, fun et jeune, le beach volley est l'un des rares sports à organiser des compétitions en centre ville. Il bénéficie donc d'une exposition privilégiée, en contact direct avec le public. Y a-t-il un intérêt croissant du public et des médias ? 

CGF : Tout à fait. Le beach volley évoque rapidement le soleil, les filles en maillots de bain... On ne va pas vous mentir, ce n'est pas faux ! Mais le beach volley signifie aussi sport athlétique, olympique, et spectaculaire. C'est entre autre pourquoi on attire beaucoup de public. Dans les ville où le sable se fait rare un évènement de se type est très médiatisé au sein de la région. L'esprit festif que dégage ce sport, est un atout pour aider à nous faire connaître.
 

la.S.M.S. : Où se situe la France dans ce sport par rapport au niveau international d'un point de vue

- du suivi/intérêt du public ?    

CGF : C'est un sport en croissance. Le beach volley reste un sport trop "plagiste" dans la tête des gens pourtant il est olympique.

- des sponsors ? 

CGF : Les sponsors ne courent pas les rues, mais je pense qu'ils n'ont pas encore essayé de s'ouvrir à cet horizon dans le cadre de leur campagne de communication globale. Pourtant le public est très intéressant. C'est un public très familial. 
 

- sportif ?

CGF : Soyons honnête : les moyens se mettent en place mais on est en pleine préparation pour les JO 2008. Ce n'est pas une chose aussi facile que pour des pays comme l'Allemagne ou le brésil qui sont déjà qualifiés.

la.S.M.S. : Quels sont vos objectifs sportifs à court et moyen termes ?

CGF : Nos objectifs à moyens termes seraient d'atteindre une 5ème place européenne, championnes de France et faire un maximum d'étapes du championnat mondial. A long terme, nous tenterons la qualification aux JO 2012.

la.S.M.S. : Quelles sont les prochaines échéances pour vous deux ?
CGF : Il y a le circuit français qui débute fin avril puis le début du championnat d'Europe mi mai. 
 
 
la.S.M.S. : Aujourd'hui, pour pouvoir participer aux compétitions, vous devez boucler votre budget. Combien vous manque-t-il et comment séduire les sponsors ? Que pouvez-vous les offrir ?
CGF : Il nous manque environ 12 000 euros pour pouvoir aller au bouts de nos objectifs. Séduire les sponsors ce serait leur dire que passer par une image fun, sportive par des jeunes filles athlétiques ne peut que les aider à faire passer un message. De plus nous parcourons toute la France et toute l'Europe ce qui aide à la médiatisation. Et nous pouvons contribuer à leur développement par distribution de tracts... Toute forme de pub est possible et notre support est peu cher pour un impact assuré.
 
la.S.M.S. : Loubsol est votre premier partenaire. Qu'est-ce qui les a convaincu ?
CGF : Ce qui l'a convaincu c'est qu'il a cru en moi, et qu'il connaissait déjà ce sport car il sponsorisait une autre équipe avant moi. De plus, c'est un lien amical qui nous lie actuellement et c'est ce qui fait la force du partenariat.
 
la.S.M.S. : Peux-tu nous expliquer comment est utilisé l'argent reçu des sponsors ? A quoi sert-il ?
 
CGF : L'argent des sponsor est utilisé dans l'achat de billets d'avions pour partir en compétition, de payer le logement, la vie avant la compétition.
 
 
Le fait de jouer en centre ville et sur les plages est un atout incomparable pour une marque souhaitant créer une relation de proximité et un lien privilégié avec sa cible. Le beach volley est l'un des rares sports de compétition à aller à la rencontre du public tandis que des sports plus traditionnels tels que le football, le rugby ou le handball doivent faire déplacer le public dans leur stade/salle. Leur position est d'ailleurs enviée puisque les fédérations de ces disciplines ont créé des tournées estivales afin d'aller à la rencontre des vacanciers sur les plages de France. Ces derniers présentent l'intérêt d'être disponibles, et donc plus à l'écoute du message de l'annonceur. D'autant plus que sur la plage, ils ne sont pas noyés dans une masse de publicités comme cela peut être le cas dans un stade, dans les médias ou dans la rue. Ils sont ainsi plus réceptifs du message du sponsors.
 
Céline et Mathilde sont deux sportives de haut niveaux. A l'heure où la pratique et l'intérêt du sport féminin augmentent, elles offrent une opportunité de sponsoring pertinente, avec les JO 2008 de Pékin en ligne de mire. Les déclinaisons sont en outre nombreuses : travail de l'image de marque, motivation des forces / incentive, street marketing, marketing relationnel, RP, etc.
L'investissement étant accessible, le retour sur investissements peut s'avérer conséquent.
 
 
Merci Céline de nous avoir fait partager votre aventure.
la.S.M.S. vous souhaite à toutes les deux beaucoup de succès dans votre recherche de sponsors et dans vos objectifs sportifs.
Revenez nous voir pour nous tenir au courant de votre recherche et de vos résultats sportifs. 
 
 
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