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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

[la Question de la Semaine] : La Naming en France ? Michel Desbordes vous répond.

com
Suite à l'appel à questions proposé ici par la.S.M.S., Michel Desbordes a sélectionné l'une d'entres elles et y répond personnellement. La Question de la Semaine porte sur le naming. 
 

 

 


Nicolas
a posté la question suivante : 


Le naming a-t-il un avenir en France ? Si oui comment ? Peut-on imaginer que le parc des princes ou le stade vélodrome puissent être renommés au nom du marque ? Quelles retombées cela aurait pour un sponsor ? Comment peut-il l'exploiter ?


 

Michel Desbordes :


Le naming « moderne » consiste pour un sponsor à donner son nom à un stade ou à une enceinte sportive.
Mais il existe depuis beaucoup plus longtemps dans le cyclisme (naming d’équipes depuis le début du siècle) et la voile (naming de bateaux depuis les années 70).
L’avantage principal consiste évidemment à favoriser la répétition de la marque dans les médias.
Le naming « moderne » est celui qui nous préoccupe principalement en France. En effet, on constate que la plupart des stades anglais ou allemands se sont engagés dans une politique de naming lors de leur construction on rénovation. Est-ce possible en France ?
Juridiquement, rien ne s’y oppose. Néanmoins, il y a des freins incontestables :

1)  La quasi-totalité des stades sont la propriété des collectivités, à l’exception d’Auxerre ou Ajaccio. On ne peut donc pas envisager qu’un maire « vende » le nom de son stade public à une marque. Il faut donc envisager une privatisation des équipements au préalable.

 
2)  Les supporters pourraient être « choqués » de se voir dépossédés d’un nom de stade « historique ». Dans ce cas, il est plus sage de s’engager dans le naming dans le cas d’un nouveau stade (cas de Lyon par exemple) que dans le cas d’une rénovation (Stade Vélodrome).

 
3)  Le naming nécessite un investissement de long terme. Aux Etats-Unis, les New England Patriots en NFL ont signé un contrat de 25 ans avec Gillette ! C’est impossible en France car nous évoluons dans un système « ouvert » (une équipe peut monter ou descendre, contrairement à la NFL ou à la NBA). L’investissement est alors beaucoup plus risqué.
 

 4) Certains journalistes pourraient être tentés de ne pas prononcer le nom du sponsor du stade, ce qui peut être un souci.

 
Néanmoins, Le Mans a signé le premier contrat de naming avec MMA pour son nouveau stade il y a quelques mois, preuve que c’est possible, et pas seulement dans les très grandes villes. Il s’agit d’une piste indispensable à utiliser dans le football français qui a besoin de moyens financiers pour essayer de lutter dans le gotha européen. Mais ce n’est pas le seul, le naming n’est pas la panacée, c’est un moyen financer parmi d’autres. Il est donc urgent de transférer la gestion des satdes aux clubs, et non plus aux collectivités.



 

 



Michel Desbordes
est Professeurs à l'ISC et Directeur du MBA "Marketing et Management du Sport".
Cette formation dispensée par des universitaires et des professionnels a été récompensée par le Prix de l'Innovation 2007, décernée par le cabinet SMBG. En part-time, elle permet de suivre en parallèle un emploi ou un stage dans le domaine du marketing sportif -  Michel vous aide à trouver ce poste pour une durée de 6 à 12 mois. Par ailleurs, ce MBA permettra de réaliser des missions de conseil pour : ASO, Rip Curl, FF Volley, Julbo, LFBasket... 

Plus d'infos ici.
 
 
 
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dissertation 08/08/2009 10:55

Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!__________________dissertation

Hubert MUNYAZIKWIYE 01/04/2008 09:51

Le naming existe dans sa forme la plus ancienne depuis le début des années 1950 aux US avec les grands stades de baseball comme le Budweiser Stadium... Ce pays reste donc précuseur en termes de sponsoring sportif et le continent Européen commence petit à petit à rattraper son retard... Surtout grâce aux iles brittaniques, plus adeptes de ce genre de pratique que les français...A noter que Stuttgart vient de signer un accord de naming avec Mercedes-Benz pour une durée de 30 ans pour un montant de 20 millions d'euros...Premier match dans un peu plus de 4 mois, le 30 juillet 2008 contre Arsenal, club anglais évoluant à l'Emirates Stadium, stade qui lui aussi est soumis à un accord de naming...

Lucie 25/03/2008 23:26

Merci ! Ce n'était pas ma question  mais c'est sympa de prendre le temps de nous répondre !

Jean-Charles 24/03/2008 09:34

Un blog et des articles toujours bien réalisés !Au sujet du Naming, comme le dit Michel Desbordes, il y a bien longtemps que cela existe. Je prendrai par exemple le cas d'un sport qui me passionne, le rallye. Depuis les années 70 aussi, tout comme en voile, des évènements et des équipes ont pris le nom des partenaires. Par exemple, le "LOMBARD RAC Rally" actuel "Rallye de Grande Bretagne" en WRC, qu'on appelle aujourd'hui d'ailleurs "Wales Rally GB", le sponsor actuel n'étant rien de plus que l'office du tourisme gallois !Dès la création de ce rallye, c'est le sponsor et créateur du rallye qui donna son nom, le "Royal Automobile Club"; auquel vint s'additionner "Lombard" société de crédit automobile. Puis il y eut le "Network Q Rally GB", nom d'une société de location de véhicules si je ne me trompe.Bref, encore une fois, certains sports moins connus ont ouvert la porte, d'autres ont suivi et suivront. Mais nul doute que nos chers médias zoomeront sur les nouveaux naming, nous exposant cela comme une révolution... ;)PS: RedBull qui s'associe à Citroën en Championnat du Monde, voilà un article à développer chez SMS ! ;)