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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

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[Marketing Sportif, Sponsoring et Stratégies de Communication par le Sport]

Faut-il choisir [Teddy Riner] pour représenter sa marque ?

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riner.jpgAuréolé d'un titre de champion du monde des lourds, le jeune judoka de 18 ans, Teddy Riner, fait naître beaucoup d'espoir chez les annonceurs.
 

Les marques se prennent à rêver de débusquer le nouveau David Douillet. L'ombre du géant retraité plane sans aucun doute au dessus du jeune athlète. Son aura médiatique est encore tel qu'aucun sponsor ne veut rater l'occasion de parrainer son éventuel successeur. A tel point que l'équipementier américain Nike était prêt à casser sa tirelire pour sponsoriser un sportif dans une discipline où la marque est très peu présente, voir inexistante !

 

L'affaire était sur le point de se conclure. Mais s'était sans compter sur la volonté de son concurrent, Adidas, bien mieux implanter dans le judo, et par ailleurs équipementier officiel de l'Equipe de France de judo. Elle a donc offert un contrat de quatre ans à Teddy contre une somme avoisinant les 80.000€*. Quatre ans afin de l'accompagner aux Jeux Olympiques de Pekin en 2008, puis aux prochains championnats du monde. Quatre ans pour miser sur les succès futurs du champion et rentabiliser ainsi le partenariat en cas de victoires sportives.

 

Autre marque séduite par le phénomène Riner : Brossard. Toujours en quête de rajeunissement (
le groupe alimentaire a d'ailleurs investit à cet effet dans... la voile !), cette société française a signé un partenariat avec lui pour 35.000€*. Se désengageant progressivement du Team Ocean, Brossard peut développer une multitude de projets avec une telle tête d'affiche. Ainsi, on devrait rapidement voir des promos dans les rayons de nos supermarchés avec la tête de Teddy sur les packaging et certainement une communication pluri-média pour la soutenir. Le choix est judicieux. Riner est jeune, combatif, il a la tête sur les épaules, et semble représenter la jeunesse d'aujourd'hui. Des valeurs et une image qui aideront sans aucun doute la marque à rajeunir son "Papy".
 

 

Teddy Riner, bien que champion du monde, n'est qu'un espoir. Peu connu au delà du monde du judo, le très jeune sportif a encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir aussi célèbre et médiatique que son aîné, David Douillet. Certes, il est fort. Certes, les spécialistes lui promettent une carrière plus dorée que Douillet (est-ce seulement possible ?). Mais cela suffira-t-il pour séduire autant que lui le grand public et donc les sponsors ? Difficile de le prévoir. En revanche, il semble déjà acquis que le nouveau prodige du judo français présente des atouts indéniables pour en attirer plus d'un. Sa jeunesse, ses origines et sa maturité en font un modèle crédible pour la jeunesse française. A l'instar du footballeur Samir Nasri, Teddy Riner représente une jeunesse en quête de porte parole. Il peut être celui là. Le Jamel Debouze du sport. Les annonceurs souhaitant s'adresser à cette population rompue aux marques, aux tendances, aux effets et techniques de communication et marketing ont tout intérêt à se tourner vers un tel athlète. Pour parler leur langage. Pour être écouter tout simplement.
Et en sport, il n'y a guère qu'en football (Nasri, Henry, Benzema, Ribéry) et en basket (Parker, Diaw) qu'on trouve des messagers équivalents. Mais les tarifs de partenariats sont inaccessibles pour bon nombre d'annonceurs. Ni Gasquet (tennis), ni Chabal (rugby), ni Manaudou (natation), ni Loeb (rallye) représentent des modèles pour une part aussi importante de la jeunesse française.
 
 

L'athlète, conseillé par son agent et Daval Consulting - société du couple Douillet - en charge des relations presse, est toujours à l'écoute de nouveaux sponsors éventuels. Mais le nombre total sera limité et chaque projet devra être cohérent. Vous l'avez compris... Dépêchez vous !
 



 
 
*Source : L'Equipe.
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