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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Jeudi 29 novembre 2007

Deuxième partie d'une note débutée lundi, voici un focus sur le prochain appel d'offres des droits de télédiffusion, internet et mobile du championnat de France de football de L1. 



La guerre des mots
déjà évoquée par la.S.M.S. - qui fait rage ces derniers mois aura des dommages collatéraux. A force de dire que la L1 est d'une faible qualité, on dévalorise le produit. C'est le but de Canal+ pour faire baisser le prix. Mais voilà, cela ternie aussi son image. Au point que cela donne de moins en moins envie de regarder les matchs ! Même si paradoxalement cela fait ses affaires, c'est inquietant à long termes. Quel intérêt pour la chaîne si les audiences ne sont plus au rendez-vous ? Canal+ dévalorise l'image d'un produit qu'elle devra ensuite "revendre" à ses clients et prospects si elle en obtient les droits lors du prochain appel d'offres. Pas simple. D'autant que les diffusions des matchs de Premiership anglaise ou de Liga espagnole prennent de plus en plus de place sur leur antenne, facilitant la comparaison avec la L1, nettement moins palpitante. 


Canal+ pourrait-elle se passer du championnat de France au profit des championnat étrangers ? C'est une possibilité à ne pas négliger. La "
jurisprudence Téléfoot 2007-2008" prouve que cela peut marcher. Néanmoins celle de TPS montre de réelles limites ! Car seul la L1 fait vendre. Pas sûr que les abonnés resteraient ou que les prospects signeront pour des matchs de championnats étrangers alors qu'une offre concurrente leur proposera la L1. Et oui, si Canal+ ne l'achète pas, d'autres le feront.


En dépit des déclarations des différents acteurs, le championnat de L1 devraient faire une nouvelle fois l'objet de surenchères. Les droits vendus sur une période de quatre ans devraient attirer la convoitise de Canal+ bien sur, mais aussi d'Orange qui, via France Télécom, possède une puissance financière plus importante que la chaîne cryptée, de M6 qui est toujours à l'affût du moindre programme de football alternatif ( i.e. Ecosse-Italie diffusé Samedi dernier), de médias étrangers (Murdoch, Kirch, opérateurs internet et mobiles, etc). 

Le football pourrait par ailleurs augmenter ses recettes. Pour ce faire, elle doit améliorer ses revenus générés à l'étranger (vente des droits de diffusions internationales hors France). Cette objectif semble difficile à réaliser de manière conséquente. La pauvre qualité du championnat et le manque cruel de stars n'attirent pas les téléspectateurs étrangers.
Autre levier : multiplier le nombre de lots afin attirer plus d'investisseurs. Plus de lots, c'est offrir des produits secondaires moins chers, accessibles au plus grand nombre : vendre moins chers mais vendre plus pour réaliser un "chiffre d'affaires" supérieur.



Au final, Canal+ se retrouve dans une situation similaire à TPS lors du dernier appel d'offres. Propriétaire d'une partie des droits, elle n'avait pas voulu (ou pu) surenchérir et Canal+ avait remporté l'exclusivité contre 600M€ annuel... Depuis, TPS a été racheté par son concurrent. Même destin pour Canal ?
publié dans : Media
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Mardi 27 novembre 2007

L'Angleterre ne s'est pas qualifiée pour le championnat d'Europe des Nations de Football qui aura lieu en Suisse et en Autriche l'été prochain. Selon les spécialistes, le manque à gagner est collosal !


1.000.000.000

Même Beckham n'a pu sauver le navire. Il avait permis à son équipe nationale de se qualifier pour le Mondial 2006 sur le fil. Il n'a rien pu faire pour rééditer l'exploit. Ce n'est que l'Euro, rien de bien inquiétant cependant pour l'empire financier "américain" du prodige anglais. En revanche, cela ne semble pas être similaire pour ses concitoyens. Une étude basée sur les expériences de l'Euro 2004 et la Coupe du Monde 2006 indique que ces compétitions majeures auxquels a participé la sélection nationale avaient boosté l'économie anglaise. Le manque à gagner est estimé à 1 milliard de livres !


Deux secteurs devraient être plus particulièrement touchés. Naturellement, la publicité télé est la première. Sans équipe, les audiences seront bien moins importantes. En conséquence, les annonceurs n'exploiteront pas autant l'évènement que si la bande à Beckham y avait participé. Le second est le pari en ligne. L'angleterre est l'un des principaux marchés du betting. Au pays des bookmakers, c'est quasiment une religion. Nul doute que les mises seront moins nombreuses et moins élevées. 

Enfin, les pubs, clubs et autres établissements de restauration auraient pu compter sur une manne de 285M£ directement lié à l'Euro 2008.






*Source : Sportbusiness.com

publié dans : Chiffres du marché
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Lundi 26 novembre 2007

Cette pratique est quasi omniprésente aux USA. Elle a déjà pris position dans l'Europe du football, particulièrement en Angleterre et en Allemagne. Le naming fait sa première apparition en France.

 
 
Alors qu'on attendait Danone ou LG au dessus des portes du futur nouveau stade de l'Olympique Lyonnais, c'est finalement Le Mans qui dégainne en premier. Afin de financer la construction d'un nouveau stade, le MUC a créé un partenariat de naming (Il s'agit de louer l'appellation d'un stade à une marque - i.e. L'Emirates Stadium d'Arsenal, ou l'Allianz Arena du Bayern Munich). L'heureux premier sponsor-stade est la compagnie d'assurances originaire du Mans, MMA. Le nouveau stade s'appellera MMArena. L'assureur réalise un énorme coup.
 

LogoMMA2.jpgEn se lançant en premier, la marque va bénéficier d'un large buzz
. La livraison du stade prévue en 2009-2010 lui permettrait de bénéficier d'un impact important puisque les autres sponsors naming ne devraient pas apparaître en Ligue 1 avant une ou deux saisons plus tard. Ce partenariat sera plus facile à identifier et à mémoriser pour les fans de foobtall.
D'un point de vue financier, la MMA a particulièrement bien négocié. Elle ne devrait verser qu'un million d'euro par saison pendant dix ans. Soit, au total, presque autant que ce que verse Emirates sur... une seule saison (145M€ échelonnés sur 15 ans) ! Ce montant semble d'ailleurs assez faible compte tenu des retombées que l'on peut imaginer. Même s'il ne s'agit que du club du MUC, loin d'être le plus titré du championnat, ni le plus populaire par rapport à l'OM, l'OL ou le PSG, la somme versée est très peu élevée. Le montant représenterait à peine 15% du prix de la construction du nouveau stade de 25.000 places. 


En revanche, ce partenariat ne devrait pas laisser insensibles les responsables de Groupama... sponsor de l'équipe du MUC 72 !



Quels clubs suivront ? Lyon, c'est officieux ; Lille et Nice c'est aussi presque assuré. Tous y passeront-ils alors ? Difficile de l'imaginer à court termes. Certains clubs seraient confrontés à la gronde de leurs supporteurs. Comment débatiser ou abandonner le Parc des Princes, Geoffroy-Guichard ou le Vélodrome ? Certains auront du mal à faire comprendre à leurs fans l'obligation de passer par le naming pour aider le club non pas à se développer, mais surtout à ne pas sombrer. A l'image de Grenoble qui développe un nouveau stade, de nombreux clubs vont moderniser ou construire de nouvelles structures sportives afin de développer leurs revenus, à l'image d'Arsenal dont la nouvelle enceinte génère maintenant plus d'un million d'euros par match. Ces clubs représentent donc un concurrence sur la durée. Il faudra certainement y passer un jour ou l'autre pour rester sportivement compétitif. Mais les supporteurs l'accepteront-ils ? 
Ceux d'Arsenal et du Bayern n'ont pas fait de vague. Le sponsoring est traditionnellement mieux accepté dans ces pays qu'en France. L'idée s'est alors imposée d'elle-même, comme une évidence, pour rester parmi les meilleurs clubs d'Europe. D'autant que la communication était aussi orientée vers le confort optimal que les nouveaux stades offriraient aux supporteurs. 

En somme, c'est la promesse d'un bénéfice consommateur donc, par des meilleurs résultats sportifs de leur équipe préférée (grâce aux nouveaux revenus) et un confort décuplé pour les visiteurs.

Mais il s'agit en France d'une question culturelle, les stades faisant partie intégrante du patrimoine historique de ces clubs. L'exception culturelle française va-t-elle se confirmer dans ce domaine ?  
 
publié dans : Sponsoring
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Lundi 26 novembre 2007

Le football, en particulier, constitue un produit alléchant pour recruter de nouveaux téléspectateurs. Face aux prix des droits TV de plus en plus élevés, les chaînes rivalisent pour s'arracher les matchs de seconde ou de troisième catégories.  

 
 
Quand le sport joue les têtes de gondoles ! Une chaine de la TNT ne peut pas encore concurrencer une chaîne hertzienne. Pas suffisamment de foyers sont équipés, des moyens financiers moins importants, une notoriété nouvelle et donc encore faible, concurrence forte, etc. Aussi, la bataille fait rage pour se faire remarquer, sortir du lot, réaliser un coup et s'imposer face à ses concurrents de la télévision numérique terrestre. NT1, Direct8 (groupe Bolloré) et W9 (groupe M6) ont déjà signé quelques chèques pour diffuser des matchs de football. Entre Coupe de l'UEFA ou matchs d'Amérique du Sud, la TNT essaie de récupérer les compétitions qui n'intéressent pas les plus gros acteurs du marché (TF1, France 2 et 3, Canal+, M6) pour des opérations "one-shot" afin de réaliser des coups. 
 
Une stratégie payante ? Les exemples leur donnent raison : tout comme sur les chaînes hertziennes, ces diffusions de football ont établis des records allant de 400.000 à 800.000* téléspectateurs. Du coup, les différentes directions des chaînes TNT se positionnent pour acquérir de nouveaux droits dans d'autres sports moins onéreux. La MotoGP et le Rallye actuellement diffusés sur Eurosport intéresseraient W9 ; certains tournois ATP suscitent l'intérêt de Direct8 ; l'escrime, le foot US, le patinage artistique ou la Coupe Davis sont dans le viseur de France 4 qui bénéficie de la puissance financière et des droits déjà en portefeuille de sa maison mère, le groupe France Télévisions.
 
 
Le sport devrait ainsi accroître sa présence sur la TNT à travers des disciplines ou compétitions qui n'ont pas ou plus d'intérêt pour les chaînes françaises historiques. En revanche, à l'heure de la guerre pour les droits TV du championnat du France de football, inutile d'espérer voir ces nouvelles chaînes répondre à l'appel d'offres de la Ligue Nationale de Football Professionnel, bien trop coûteux (les 600M€ versés par Canal+ chaque année, représente 20 fois le budget de NT1). De même que le Top 14 ou la Pro D2 de rugby ne seront pas sur la TNT.
Ce nouvel intérêt pourrait faire du bien à de nombreuses disciplines françaises mineures (sports d'hiver, escrime, boxe, volley, handball...) qui ont grandement besoin de cette manne financière providentielle. A moins que soit privilégier les sports spectacles principalement américains (foot us, hockey, baseball, basket universitaire) ou des compétitions 'alternatives' (football argentin et brésilien, matchs de football qualificatifs pour la Coupe du Monde, de l'Euro - sans l'Equipe de France - de la CAN, Copa Libertadores, direct de voile ou surf, poker, catch, etc) qui présentent certaines garanties d'audiences.
 
 
Le sport s'impose de plus en plus comme le coeur stratégique des programmations. A défaut, il faudra peut être faire face à certaines désillusions comme en témoignent les 43% d'abonnés** à Canal+ regardant très souvent ou de temps en temps les matchs de L1 qui se désabonneraient (certainement ou probablement) en cas de disparition du championnat de l'antenne de la chaîne cryptée !
 
 
 
A suivre : Le sport, produit d'appel des chaînes de TV - 2/2 : les droits du football.
 
 
 
*Source : TNS Sport.
**Source : Les Echos.
publié dans : Media
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Jeudi 22 novembre 2007

La banque française fait le bilan de ses nombreuses opérations réalisées dans le cadre de ses investissements autour de cette compétition internationale. Sur tous les terrains, la Société Générale a su parfaitement bien exploiter son partenariat pour transformer l'essai du sponsoring sportif.

 
 
socgen120.gifPremier résultat, la notoriété et l'image ont été considérablement améliorées grâce à ses actions de marketing sportif. Selon un enquête de TNS Sofres, la banque conforte sa place de sponsor n°1 du rugby avec une notoriété spontanée de 13% (contre 9% avant la Coupe du Monde 2007). Outre l'investissement massif réalisé pendant la compétition, il est important d'imputer également ces bons résultats à la longue durée du partenariat qui lie la SG et le rugby. A l'instar de ce que fait BNP Paribas dans le tennis dont elle est partenaire depuis plus de 30 ans, la Société Générale a construit son action depuis plus de 20 ans auprès tous les niveaux de rugby de l'hexagone (professionnel et amateur).
En participant à véhiculer les valeurs du rugby à travers ses opérations de communication, la SG a également travaillé son image qui s'est transposée à celle de cette discipline sportive.
 
 
Comme nous l'avons plusieurs fois expliqué sur la.Semaine.du.Marketing.Sportif, le succès d'une opération de sponsoring ne peut plus se reposer uniquement sur de l'affichage passif. Que ce soit sur des maillots ou aux abords des terrains. Surtout que le sponsoring n'échappe pas aux rejets de certains consommateurs pour la publicité. Le sponsoring se doit donc d'être particulièrement créatif et apporteur de bénéfices directs aux exposés, qu'ils soient fans ou non du sport parrainé.
 

Une communication multi-canaux
. Dans cette logique, la Société Générale a opté pour une stratégie de convergence. TV, affichage, radio, presse, web, street, points de vente, etc. Rien n'a été laissé de côté pour faire connaître au plus grand nombre son engagement dans le rugby et ses opérations dédiées. Ainsi
www.paramourdurugby.com (site dédié que nous vous avions présenté ici  et ) et un site mobile ont par exemple été lancés par la banque. Le site a été particulièrement apprécié puisque plus de 10 millions de pages ont été visitées par plus de 2 millions d'internautes.
 

Pull
. En outre, le partenariat permettait aussi (et surtout) de générer du trafic dans ses agences et de ce fait, de favoriser la rencontre entre ses prospects et ses conseillers clientèle (stratégie de recrutement). En effet, elle pouvait vendre des billets pour les matchs de la Coupe du Monde dans son réseau. Objectif atteint : c'est le premier point de vente physique de la billeterie (23% des billets vendus) devant les réseaux de la grande distribution !
 

Push
. L'un des facteurs clés de succés d'une opération de sponsoring sportif réside aussi dans la cohérence du partenariat et des produits de la marque qui, combinés, doivent apporter un intérêt et un bénéfice pour le consommateur. En concevant une carte de crédit customisée aux couleurs de l'évènement, les clients de la Société Générale ont découvert un produit original et exclusif qui donne du sens à leur investissement et répond à leurs attentes (et, peut être, attire une nouvelle clientèle). Vu le succès rencontré (100.000 cartes vendues avant même le début du tournoi, nombre initialement prévu par la SG), l'opération a été poursuivie jusqu'à la fin de l'année 2007. 40% des acquéreurs de ces cartes sont des femmes.
 

Le public au coeur de l'opération
. Sur le terrain, un dispositif conçu pour le public a été mis en place : la Ola du Coeur. A travers 46 villes, 5.960 olas ont été filmées, rassemblant 21.000 personnes, tandis que 300.000 visiteurs ont visités les espaces d'animations. Ces olas ont ensuite été diffusées sur des écrans géants puis relayées ensuite sur le web où 135.000 internautes les ont visionnées.
Les jeunes amateurs de rugby ne sont pas en reste. La banque française a permis à 48 jeunes (retenus parmi 1.400 candidatures) de remettre le trophée de l'Homme du Match et de vivre ainsi leur rêve en s'approchant de très près de leurs idoles.
 
 
Dynamiser ses ressources humaines. La Société Générale ne s'est pas uniquement adressée à ses clients ou prospects. Ses équipes ont également été mobilisées par une opération de motivation de forces (intitulée "L'Esprit Rugby") leur permettant de vivre la compétition de l'intérieur. Concours, animations, expositions ont contribués à faire vivre cet esprit chez les collaborateurs du monde entier. Une Coupe du Monde de Rugby Interne a même été organisée. La finale a réuni 38 salariés de 25 pays au Stade Jean Bouin, soutenus par 1.000 collègues !
 
 
 
La Société Générale a ainsi exploité au maximum son investissement sur tous les terrains du marketing sportif. Ces opérations stratégiques performantes ont permis d'optimiser son retour sur investissement.
publié dans : Stratégies
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