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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Jeudi 30 novembre 2006

Alors que les sociétés de paris en ligne sont interdites de communication en France, le club de Toulouse et son sponsor maillot 888.com ont quand même foulé la pelouse du stade d'Auxerre le 19 novembre dernier.

Afin de protester contre l'interdiction d'afficher un sponsor de paris en ligne dans les stades, le Toulouse Football Club avait imaginé avec son partenaire un logo détourné : "???.com CENSURE". Le coup d'éclat avait fait parler de lui. Le buzz espéré a donc presque mieux fonctionné que la simple publicité en elle-même du logo de la marque sur le maillot. Le résultat positif obtenu leurs a donné des idées. Lors de son dernier match, le club s'est présenté avec un nouveau maillot sur lequel était écrit "free.888.com" (voir image ci-contre). Mais l'inscription "free" était disposée de telle sorte que "888.com" disposait d'une large visibilité, très proche du logo traditionnel. Ce véritable pied de nez a été réalisé avec l'aval de la Ligue Professionnel de Football, instance sous la responsabilité du Ministère des Sports et donc, de l'Etat.

Le site free.888.com créé pour l'occasion est une version gratuite du vrai site 888.com. Il indique ... comment jouer et redirige vers le site payant ! Voici une démarche très astucieuse et performante car elle créé le buzz. A force, on finit par se demander si l'interdiction de faire de la publicité pour ces sites ne constitue pas une vraie aubaine pour ces marques. Depuis le début de la saison, elles font beaucoup parler d'elles, bien plus que si elles n'avaient affiché que leurs logo.

publié dans : Sponsoring
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Mercredi 29 novembre 2006

Castrol, fabricant de lubrifiants, devient sponsor officiel du championnat d'Europe des Nations de football, l'Euro 2008, qui se déroulera en Autriche et en Suisse. La marque du groupe BP rejoint ainsi une les nombreux autres partenaires de la compétition, tels que Adidas, Carlsberg, Coca-Cola, Continental, Hyundai-Kia, JVC, Mastercard et McDonald's.

Le montant du contrat n'a pas été dévoilé.

*Source : Yahoo.com

publié dans : Sponsoring
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Lundi 20 novembre 2006

Le portable est une grosse industrie. Avec les avancés technologiques, il occupe une place plus de plus prépondérante dans nos vies. La technologie 3G est une belle cash-machine. Elle booste le renouvellement de téléphone auprès du consommateur en quête des dernières produits hi-tech et des derniers services. Elle permet aux fournisseurs de contenus de développer considérablement leur offre. Logos, sonneries, mp3,... hier. Résumés de matchs, journaux tv, émissions thématiques,  bandes-annonces ciné,... aujourd'hui. L'industrie connait un avenir prometteur tant la marge de progression semble importante.


C'est sans surprise que l'on retrouve parmi les produits phares de l'offre de contenus le sport. Sans sport, l'offre ne semble pas pouvoir exister. A L'instar des chaînes de télé, les opérateurs de téléphonie se disputent les droits de retransmissions mobiles. Pour la première fois, ils ont été commercialisés lors de la dernière Coupe du Monde de football en Allemagne. Cela a permis à la fédération internationale (FIFA) de récolter 100M€ ! Aujourd'hui, le marché de contenus et services sportifs pour téléphonie mobile est évalué à 1 milliard de dollars. Selon Juniper Research, celui-ci devrait connaître une progression annuelle d'environ 27% pour atteindre en 2011 3,8 milliards de dollars ! Le sport représenterait donc 40% du marché de contenus et services d'informations et de loisirs. L'Europe serait la principale consommatrice de ces produits à hauteur de 40%, suivie par l'Asie-Pacifique (33%) et l'Amérique du Nord (18%).

 

Le marché a une marche de progression imporante. Plusieurs facteurs confirment cette projection. Le taux d'équipements en 3G et le nombre d'abonnements sont encore faibles par rapport aux nombres de terminaux en circulation. Ceux-ci ne sont donc pas tous 3G mais ceux qui le sont ne proposent pas encore tous des systèmes d'exploitation optimisés permettant une qualité parfaite des contenus. Lorsque les téléphones auront atteint un tel niveau, les développeurs pourront offrir de meilleurs services et contenus (nottamment une très haute qualité vidéo) attirant un nouveau public, plus large. De plus, pour le moment, seules les très grandes compétitions sportives font l'objet de commercialisation de leurs droits. Lorsque cette pratique sera plus démocratisée, on peut penser que les contenus seront plus riches et sensibiliseront plus de monde.

 

Pourquoi le sport occupe-t-il une place stratégique au sein des offres de contenus de la téléphonie mobile ? Tout simplement parce que la demande est forte dans ce domaine. Lorsque l'on peut offrir des vidéos à ses consommateurs, le sport arrive sur toutes les lèvres. En format court, les résumés de matchs et buts/essais représentent des produits phares. Contrairement au porno et aux clips musicaux, le sport est un argument commerciale fort et exploitable. Car si le porno génère énormément de CA, il ne peut faire l'objet ni d'une campagne de promotion, ni d'un avantage concurrentiel. Ce ne sera donc qu'un facteur clé de succès. La musique se positionne de la même manière car elle doit faire face à une autre concurrence : les lecteurs portables de musiques et vidéos (iPod, Archos, Zune...). Avec l'arrivée des droits sportifs sur le marché de la téléphonie mobile, le sport est l'un des plus importants moyens de se démarquer de la concurrence. C'est un vrai avantage concurrentiel !

 

Le sport est donc une pièce maitresse de la stratégie de cette industrie à l'instar des autres médias (TV, presse, ou internet, chacun proposant des offres stratégiques dédiées au sport). La téléphonie mobile va donc réciproquement jouer un rôle de plus en plus important dans le sport.
Jusqu'où peut-elle s'avérer influente ?
Peut-elle concurrencer les acteurs de la télévision dans leur influence sur les instances sportives ?
Le sport a-t-il découvert une nouvelle source lucrative de développement ?

 

publié dans : Stratégies
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Vendredi 17 novembre 2006

Comme annoncé ici par la.Semaine.du.Marketing.Sportif, le Real de Madrid a trouvé un diffuseur pour ses matchs à partir de la saison 2009. Sans révéler le nom du partenaire, le Président du club a annoncé avoir conclu un contrat portant sur 7 ans pour un montant global de 800M€ !

800.000.000


Ce montant est un record en la matière. Le club va percevoir plus de 114 millions d'euros par an ! Certes, c'est moins que les 120 millions annuels annoncés par les médias espagnols. Cependant, ce contrat assure 200M€ de plus sur la durée total de l'accord. Le nom de Telemadrid agite la rumeur. Mais il se pourrait également que Sogécable soit le signataire du contrat. En effet, l'actuel diffuseur dispose dans l'actuel contrat qui se termine en 2008, d'une clause de prolongation d'un an s'il paye 60M€ au club. Face à la rumeur et au risque de perdre un produit d'appel de premier choix pour elle, Sogécable a probablement voulu contrer l'offre de Telemadrid. Ce contrat démontre une fois de plus l'enjeu et le poids du sport dans la stratégie des chaines de télévision.

**UPDATE 26/11/2006 : Selon Sportbusiness, dans un article piblié ici, Mediapro (groupe WPP) serait l'acheteur des droits TV. Mais la somme serait finalement de 157M€ par an pendant 7 ans ! Soit le triple du contrat actuel.

*Source : Sportbusiness.

publié dans : Chiffres du marché
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Lundi 13 novembre 2006

Le sport cherche sans cesse à attirer de nouveaux pratiquants. Le poids du nombre de licenciés est capital pour une fédération. Cela permet d'attirer les diffuseurs. Qui eux-mêmes attirent d'une part les annonceurs à la recherche de visibilité peu couteuse, et d'autre part un nouveau public. Cette logique est souvent la même dans les fédérations de disciplines moins médiatique et populaire que le football. Ainsi les instances sportives délocalisent souvent leur sport pour aller à la rencontre des "prospects". Ainsi sont nés le Beach Volley, le Beach Soccer, le Sandball (handball), le Jorkyball (football de salle)...

Une nouvelle discipline dérivée d'un sport traditionnel vient de naître : le Street Golf aussi appelé le CrossGolf. Le golf est un sport de niche. D'abord parce qu'il est très couteux. Les prix du matériel, de la cotisation et de l'accès aux parcours sont si chers que les amateurs ne peuvent pas tous assouvir leur intérêt. Ces prix ont permis à la discipline de se positionner quand un sport haut de gamme. Les businessmen s'y retrouvent d'ailleurs souvent pour parler affaires. Par ailleurs, le golf nécessite un effort physique moins intensif que d'autres sports sur des courtes durées. Ainsi, les personnes plus âgés peuvent continuer à le pratiquer tandis qu'elles n'auraient pu poursuivre la pratique de handball, basketball, rugby ou autres sports intenses au delà d'un certain âge. (Il s'agit bien sûr d'un portrait très rapide et peu détaillé.)

Comme tous les sports, le golf n'échappe pas à la critique. Tout le monde ne s'y retrouve pas. C'est pourquoi, des jeunes ont crée une pratique dérivée et nettement plus accessible. Le CrossGolf, né en Allemagne dans les années 90, a pris un nouvel essor. Il a traversé nos frontières en 2000 et la première compétition a eu lieu cette année à Rennes.

Le CrossGolf, qu'est-ce que c'est ? Il s'agit d'un dérivé du golf. 2 ou 3 clubs suffisent (tous les participants ont les mêmes), quelques balles (dures ou semi-dures) et un terrain naturel (chantiers, places, rues, jardins, ...). Quelques règles simples : respect du mobilier urbain et sécurité des passants. Le but est de sortir du "classicisme" du golf. De démocratiser la discipline. Il s'agit d'un public de 15-35 ans. L'esprit est varié d'une association de pratiquants à une autre. Mais on peut remarquer des tendances : liberté, jeune, dynamisme, urbain, culture, graphisme, musique, ... On retrouve des valeurs communes aux sports extrêmes / de glisse.

Le phénomène grossit rapidement. Des collectifs ont même vu le jour. L'un d'eux (Nori21) a même créé une marque de vêtements dédié à ce sport tendance. Les marques commencent à peine à s'y infiltrer (dont Puma). Même si la fédération de golf ne semble pas à l'origine de cette discipline, on peut penser que ce mouvement doit les ravir. Car c'est justement une très belle opportunité de cibler une nouvelle clientèle et de rajeunir la moyenne d'âge de ses pratiquants. L'enjeu pour elle est cependant de savoir attirer ces "street-golfeurs" dans ses greens. Car il ne faudrait pas qu'ils restent isolés au risque qu'ils les concurrences au niveau des médias et des annonceurs notamment.

Investisseurs, à l'air du web 2.0 où le consommateur prend le contrôle de son environnement, faut-il parier sur cette discipline dans l'air du temps au risque de se mettre à dos ces pratiquants rebels en quête de liberté ?

* Source : L'internaute.
* + d'infos : CrossGolf / 19e Trou / UrbanGolf

publié dans : Marketing du sport
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