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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Jeudi 27 juillet 2006

Coup de théâtre ! Alors qu'on pensait être enfin débarrassé du dopage sur les routes du Tour de France cycliste, le dernier vainqueur, Floyd Landis, a été contrôlé positif à un test anti-dopage réalisé à l'issue de sa victoire lors de la 17e étape. Celui-ci a révélé un taux inhabituellement élevé de testostérone / épitestostérone. L'équipe Phonak vient de dévoiler ce résultat ce jeudi sur son site internet ; information relayée par l'ensemble des médias. Précisons cependant que pour être définitivement déclaré coupable de dopage, soit il faut que le résultat de l'analyse soit confirmé par une contre-expertise demandée par le coureur, soit que le coureur renonce à cette contre-analyse.

 

Phonak et les organisateurs doivent maintenant faire face à une véritable situation de crise. En dévoilant l'affaire, les dirigeants ont pris leurs responsabilités et ont joué le jeu de la transparence. Cet acte fort est un signe supplémentaire de la volonté affichée de la part des équipes de ne pas cautionner les pratiques de dopage dans le cyclisme. Afin d'aller au bout de leur engagement, Phonak se doit maintenant de sanctionner lourdement leur coureur si celui-ci est reconnu coupable de dopage. Pour condamner cette attitude, ils se doivent de comprendre dans quelles conditions Landis s'est dopé afin de prendre les sanctions qui s'imposeraient : licencier le coureur et ceux qui l'ont aidé à le faire. Il faudra donc trouver les réponses aux questions suivantes : le directeur sportif est-il parti prenante de son dopage ? Y a-t-il d'autres coureurs de la Phonak dopés ? Qui sont les fournisseurs des produits utilisés ?

 

Du côté de l'organisation du Tour, propriété d'Amaury Sport Organisation, on doit également se sentir dans une situation inconfortable. Cette annonce jette à nouveau le discrédit sur l'épreuve. Acteur majeur de la lutte contre le dopage dans le cyclisme international, les dirigeants ont déjà publiquement condamné cet acte.Que Landis se soit réellement dopé ou pas, la marque est à nouveau égratignée dans cet épisode fâcheux de la Grande Boucle. Les enjeux sont capitaux. Le risque est double : le public peut finir par ne plus croire en ce sport et en cette compétition et déserter les bords de la route ou les retransmissions TV, et les sponsors peuvent disparaître de peur que leur marque soit rattachée à l'image du dopage.

 

Pour ASO, c'est un véritable coup de massue d'autant plus que les audiences sur France Télevisions de l'édition 2006 ont enregistré une chute de 5 points de part d'audience par rapport à 2005 (40% en 2006 vs 44,7% en 2005). Ce recul intervient cependant dans des circonstances atténuantes : une période du Tour a chevauché celle de la Coupe du Monde de Football (notons néanmoins que les diffusions n'ont jamais été en concurrence directes), l'annonce de dopage avant même le début de l'épreuve et la non participation des principaux favoris au titre. Et justement, ces derniers évènements lié au dopage viennent démontrer influence de ce fléau sur le suivi (sur site ou à la TV) de cette compétition. Est-ce un signe pour l'édition 2007 ? Le public sera-t-il toujours au rendez vous estival l'année prochaine ? Ne va-t-il pas définitivement se lasser de toutes ces histoires de tricheries ?

 

Alors que les organisateurs et les équipes françaises semblaient enfin influencer et inspirer le peloton et les instances du cyclisme international, cette annonce risque de semer le trouble dans l'opinion publique. Malheureusement, une fois de plus, ce sont les équipes françaises telles que le Crédit Agricole et la fdjeux.com, ayant une charte et des mesures anti-dopage radicales et efficaces, qui pâtissent de ces pratiques au regard de leur classement au terme de l'épreuve, respectivement 11e et 17e. Cette annonce soulève aussi de nombreuses questions sur les méthodes employées par le monde du cyclisme. Comment se fait-il que chaque vainqueur d'étape (ou le trio de tête) ne soit pas systématiquement contrôlé à l'issue de la journée ? Une telle mesure n'aurait-elle pas dissuadé Landis ? C'est à croire que le dopage profite encore à certains (outres les fournisseurs).

Espérons donc que le dopage de Landis ne soit pas confirmé par la contre-analyse. Et surtout, s'il a vraiment utilisé des produits dopants, qu'aucune autre équipe ne l'engagera. A ce propos, Discovery Channel, ancienne équipe de Lance Armstrong, serait sur le point d'engager Jan Ullrich licencié par la T-Mobil pour dopage...

La S.M.S.

 

publié dans : Marketing du sport
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Mercredi 26 juillet 2006

Il n'y a pas que le football ! Cet été peut encore permettre de réaliser quelques jolis coups.

Ainsi, le Championnat du Monde de Basket qui se déroulera du 23/08 au 3/09 au Japon, représente une belle exposition pour des annonceurs. L'Equipe de France, emmenée par les stars de la NBA Tony Parker (San Antonio Spurs) et Boris Diaw (Suns de Phoenix), a de grande chance de réaliser une belle performance à l'image des Bleus de Zidane. Les actuels sponsors de l'Equipe de France sont : Molten, Nike et TPS Star comme "Partenaires Officiels", De Fursac, GES, La Mie Câline et Stabilo comme "Partenaires et Fournisseurs". L'évènement devrait permettre à ces marques et aux dernières arrivées de communiquer autour d'un évènement fédérateur qui pourrait fortement ressembler à l'épopée des Equipes de France de Handball masculines et féminines (1995/2001/2005 pour les hommes et 1999/2003 pour les femmes). Des parcours qui avaient ému le public français, scotché devant la TV pendant les finales. Outre l'évènement, c'est l'occasion de s'attacher les services de jeunes stars de la planète basket (Parker, Diaw, Pietrus, Turiaf, tous joueurs de la ligue nord-américaine, la NBA) et de créer des opérations, des produits ou services avec eux. La marque automobile américaine Dodge, commercialisée par le constructeur Daimler-Chrysler vient d'ailleurs de signé un contrat de 3 ans. Ceci lui confère le droit d'exploiter l'image des équipes de France féminine et masculine. 

 

L'été est également l'occasion pour la France de recevoir les meilleurs surfeurs du monde. Outre la légende Kelly Slater (7 fois champion du monde, nouvelle égérie de l'Oréal), la huitième étape du Championnat du monde de surf devrait permettre au Français Micky Picon de briller sur ses vagues. Celui qui a intégré l'élite cette saison est actuellement sous contrat avec Quiksilver, Channel Island et Webauto.fr. Il est, à ce jour, classé 34ème sur 47. Avec un Français dans l'élite, voici une belle opportunité de s'approprier les valeurs du surf et de sensibiliser cette véritable tribu que sont les jeunes fans de glisse. Une cible consommatrice, attachée aux marques auxquelles elle est fidèle. Un partenariat intégrant l'exploitation de l'image du sportif, et le développement de produits/services autour de lui (tel que des vidéos téléchargeables sur mobil, par exemple) devrait permettre un ROI performant. Par ailleurs, Picon a une personnalité intéressante reposant sur le travail, la volonté et l'hygiène de vie. Des valeurs qui sauront séduire les annonceurs. Star du milieu de la glisse en France, le plus grand espoir du surf français reste encore méconnu du grand public. Le prix d'une association avec Micky Picon ne doit donc pas être très élevé. A saisir donc ! Pour le rencontrer, rendez vous sur la côte atlantique à Hossegor et Seignosse du 22/09 au 01/10 pour le Quiksilver Pro France.

La S.M.S.

  

publié dans : Sponsoring
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Mercredi 26 juillet 2006

Suite à l'incident de la finale de la Coupe du Monde de Football 2006, Zidane s'est expliqué de sa réaction sur Canal+, puis sur TF1. Par ailleurs, dans le cadre de ses partenariats avec Canal+ et Orange, la chaîne cryptée a mise en ligne une vidéo exclusive de l'interview pour les abonnés Orange.

50.000

C'est le nombre de téléchargements de cette vidéo ! Un chiffre exceptionnelle selon la chaîne, en comparaison de la moyenne. Ceci est un signe supplémentaire que le contrat de sponsoring est une excellente opération de communication mais aussi un outil performant de développement du chiffre d'affaires lorsque le partenariat s'inscrit dans une logique de création de services et produits et pas uniquement en termes d'outils de communication. Le sponsoring permet donc également d'améliorer la chaine de valeur de l'offre commerciale du parraineur.

La S.M.S.

*Source : CB News

publié dans : Chiffres du marché
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Jeudi 20 juillet 2006

En sponsoring, ils y a ceux qui investissent et ceux qui s'investissent. Entre se servir du sport pour faire sa promotion, et utiliser le sport pour sensibiliser son public, les enseignes Mc Donald's et Quick ont choisi leur terrain. La Semaine du Marketing Sportif revient sur ces deux stratégies.

 

Mc Donald's se contente d'afficher son logo autour du "Kid Iron Tour" (du 23 juin au 20 août) en devenant pour la première fois, sponsor de la tournée. Cette épreuve inspirée de l'Iron Tour (compétition internationale de triathlon) comporte 22 étapes de 2 jours chacune. A destination des 6-12 ans, elle a pour vocation de promouvoir le triathlon (combinaison d'épreuves de cyclisme, course à pied et natation). Le géant américain se contente donc d'apporter son soutien financier, par l'intermédiaire de 23 franchisés (soit 103 restaurants) en contre partie de l'affichage du logo aux abords du parcours et des animations en présence de "Ronald". En soutenant cette opération, le roi du burger permet de faire la promotion d'un sport qui est en manque de popularité et ainsi de l'aider à se développer.

 

Chez le concurrent Quick Burger, on ne mise pas tout sur le sport. Ainsi la deuxième édition du "Campus Quick" (8 juillet - 20 août), ouvert aux 10-14 ans, s'inscrit dans le cadre du programme "Goût et Nutrition" créé en 2004. Le concept est de sortir les jeunes de leur cadre de vie habituelle pour les proposer des activités sportives. Mais le but affiché est également de mieux les sensibiliser au discours nutritionnel d'anciens champions (les footballeurs Daniel Bravo et Vincent Guérin et le basketteur Frédéric Fauthoux) et de leur apprendre l'importance d'une alimentation saine et équilibrée.

Naturellement, Quick s'affiche tout autour de l'évènement. Cela lui permet donc de promouvoir sa marque. Mais elle apporte également son expertise dans la nutrition pour aider les jeunes à ne pas tomber dans le piège de l'obésité, phénomène croissant en France.

Deux styles différents qui s'opposent radicalement. Personnellement, je ne peux que louer l'action de Quick, qui comme LU avec les espoirs de l'Equipe de France de football, met son savoir faire à disposition des jeunes et va au delà de son rôle de sponsor. Mais finalement, le rôle d'un sponsor ne serait-il pas d'aller au delà d'un soutien financier ? Toujours dans une logique stratégie de communication en se faisant remarquer dans la masse de sponsors du sport, l'annonceur ne peut se contenter de s'afficher. Se montrer, c'est se distinguer. Se distinguer, c'est aujourd'hui être un sponsor différent. Un sponsor différent s'est agir au delà d'un maillot, d'un panneau, d'une voile. Pour optimiser son plan de sponsoring, il est nécessaire de combiner affichage passif et interactivité avec le consommateur.
En cette période de nouveau boom d'internet, impulsé par la prise de contrôle des internautes eux-mêmes (émergence des blogs, podcasts, sites personnels), le public ne veut plus se contenter de rester passif dans sa relation avec la communication de la marque. C'est pourquoi, le sponsoring doit évoluer en ce sens en utilisant, comme en marketing produit, une double stratégie Pull-Push : affichage pour tirer le consommateur vers sa marque, opération/évènementiel pour pousser le produit/la marque vers le consommateur. L'opération de Quick en est un bel exemple.

La S.M.S.

*Source : CB News n°888

publié dans : Stratégies
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Dimanche 16 juillet 2006

C'est une nouvelle historique : Pour la première fois de son histoire, un logo sera affiché sur le maillot des joueurs du FC Barcelone. Après avoir refusé des offres de diverses sociétés désireuses de devenir sponsor-maillot du club catalan - dont la société de paris en ligne Bet & Win - la direction des Champions d'Europe a finalement décidé d'offrir gracieusement l'emplacement à l'UNICEF. A l'heure de l'apogée du sportbusiness, l'attribution de l'exposition n°1 pour un sponsor de club à une association humanitaire a de quoi surprendre. D'autant que le club affichait plusieurs centaines de millions de déficit il y a encore quelques années. Pourtant, le club à peine remit à flots n'enregistrera pas l'arrivée d'un top sponsor supplémentaire. Elle vient en effet de conclure un partenariat de 5 ans avec l'UNICEF, qui sera présenté le 11 Août au siège de l'ONU à New York.  

 

En perpétuelle quête de nouvelles sources de revenus, les grands clubs européens enchaînent les opérations marketing pour développer leur CA : tournées, ouverture d'écoles de foot, partenariats stratégiques, recrutement de stars des ventes de maillots, multiplication des licences, construction de stade, etc. C'est un véritable pied de nez à cette logique que vient de réaliser le FC Barcelone. Pour la première fois, un club de premier plan s'investit concrètement dans une logique de marketing sportif citoyen à l'échelle internationale. Le partenariat qui sera annoncé en Août devrait présenter plusieurs actions autour de cette association. Le club veut donc mettre à profit son image, sa médiatisation, ses stars, son savoir faire auprès des jeunes dans le besoin. Cette démarche aura un double avantage pour le club.

D'une part, il lui permettra de travailler son image et de gagner en sympathie. La conséquence directe devrait être l'augmentation du nombre de supporteurs à travers le monde, et ainsi une hausse des produits dérivés pour à terme... développer son chiffre d'affaires ! Voici une action qui, espérons le, en inspirera d'autres et leur démontrera que le sponsoring peut aussi être efficace lorsqu'il apporte un bénéfice directe aux consommateurs.
D'une part, l'apparition d'un logo sur le maillot permet également d'habituer le supporteur qui n'en avait jusque là jamais vu sur la tunique "blaugrana". Cette opération facilitera donc l'arrivée future d'un sponsor commercial. En effet, plusieurs annonceurs pouvaient craindre la perception négative qu'auraient pu avoir les supporteurs à leur arrivée sur le maillot vierge jusqu'alors, et qui faisait la fierté des fans de voir leur club résister à la pression économique. Comme j'ai déjà eu l'occasion d'en parler, le sponsoring citoyen semble bien être l'avenir du marketing sportif si l'on veut se faire remarquer au milieu de la multitude d'annonceurs.

publié dans : Marketing du sport
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