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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Samedi 26 mai 2007

logo-tf1.gifLa chaîne de télévision TF1, actuel diffuseur exclusif des matches de l'Equipe de France de football, vient de conclure un accord de partenariat avec la Fédération Française de Football. La première chaîne TV d'Europe rejoint ainsi Adidas, Carrefour, le Crédit Agricole et Suez en tant que sponsor officiel des Bleus. 


2 500 000


Le contrat court jusqu'en 2010 pour un montant de 2,5M€ annuel. Il permettra notamment aux équipes de Charles Villeneuve, directeur des sports de TF1, de réaliser des interviews exclusives des joueurs, et - dans une moindre mesure - de calmer les tensions nées lors de l'annonce de la liste des joueurs sélectionnés pour le Mondial 2006. Ce contrat intervient au moment même où l'on annonce un accord entre TF1 et son concurrent M6 pour la diffusion des matchs de la phase finale de l'Euro 2008. 

N'étant pas décidées à payer le prix fort pour l'exclusivité des matchs, les deux chaînes ont du se résoudre à s'allier pour atteindre le montant attendue par Sportfive, agence mandatée par l'UEFA. Le plancher espéré était de 100M€ pour le marché français (tandis que les italiens, via la chaîne publique, ont versés 120M€ à l'UEFA pour obtenir la diffusion des matchs). Cette alliance de circonstance résulte des expériences financièrement douloureuses de la dernière Coupe du Monde. TF1 et M6 ont chacune perdu respectivement 30 et 12M€ en dépit de records d'audiences réalisées (voir ici et ). En conséquence, en cas de qualification des bleus, M6 devrait obtenir des matchs de l'Equipe de France, une grande première.

Le partenariat entre TF1 et l'Equipe de France prend alors tout son sens. La première chaîne pourra en effet bénéficier d'une proximité et d'exclusivités stratégiques auprès de la bande de Domenech durant le prochain championnat d'Europe, quand M6 devra se contenter de diffuser leurs matches. Un moyen pour TF1 de ne pas perdre trop de terrain sur son produit football premium, sa tête de gondole. L'objectif est que le téléspectateur conserve toujours dans son esprit le lien historique qui uni l'Equipe de France à TF1, qu'il associe toujours les Bleus à celle-ci. Un enjeu capital pour la chaîne de l'Evènement. 

publié dans : Chiffres du marché
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Lundi 21 mai 2007

2008 s'annonce à nouveau comme une grande année sportive. Deux évènements de grandes envergures sont au programme : L'Euro de football en Suisse et en Autriche, et les Jeux Olympiques de Pékin. Le marché du sportbusiness sera donc en ébullition. La  bataille entre les différents annonceurs sera rude sur le terrain comme dans les médias pour s'approprier ces deux rendez-vous sportifs internationaux. Comme lors de chaque année de grands évènements, les instances sportives et politiques, ainsi que les organisateurs doivent faire face à un fléau qui ne cesse de prendre de l'ampleur : l'ambush marketing (voir ici ou ). 

logoBeijing2008.gifAu vu du succès rencontré par les annonceurs qui ont utilisé cette technique marketing dans le passé, on peut facilement imaginer que les pratiques et les campagnes de ce type vont se multiplier dans les mois à venir. Ainsi, conscients du problème et de l'enjeu que cela représente pour l'avenir du sponsoring, les organisateurs de Beijing 2008 (le BOCOG) ont commandé une étude* auprès de deux instituts (R3 et CSM) afin d'évaluer la notoriété des sponsors de leur évènement. 1,595 consommateurs chinois de dix villes différentes ont été interrogés. Si les deux premières marques citées (Coca-Cola et China Mobile) sont bien des sponsors officiels des prochains JO, cinq des douze premiers noms du classement ne le sont pas ! "Il y a encore beaucoup de confusion en Chine sur les marques qui ont payé pour devenir sponsor" déclare Greg Paull de R3. "Alors qu'ils pouvaient indiquer 3 sociétés différentes, en moyenne l'une des trois citées n'avaient pas de droits de sponsoring". L'étude a évalué la notoriété des marques, les intentions d'achats, l'impact de leurs communications et leur lien avec les valeurs olympiques. 
Cette étude permet de mettre en avant l'efficacité des partenariats et de leurs exploitations par les marques sponsors. De fait, cela permet aussi de démontrer la performance des stratégies marketing des marques non sponsors. 
Parmi les marques connues en France, cette étude souligne les performances de Coca-Cola, Adidas et Budweiser, toutes les trois officiellement partenaires du BOCOG ou du CIO, qui se classent dans le haut du classement. Mais les Chinois ont également placé Nike et Pepsi dans leur Top 10 bien qu'elles n'aient aucun accord avec les institutions olympiques ! 


D'un côté, les prix des packages de sponsoring sont de plus en plus élevés. Devenir sponsor des Jeux Olympiques ou d'un Euro de football coûte cher. 
D'un autre côté, les concurrents rivalisent de créativité pour surfer sur l'évènement sans pour autant être un partenaire officiel. Cela coûte nettement moins cher. 
Dans ce contexte, faut-il encore continuer à payer le prix fort pour devenir parrain (d'autant qu'il faut ensuite ajouter les frais d'exploitation du partenariat - communication, trade marketing, marketing opérationnel, RP, etc) ? 


L'ambush marketing ressemble fort au fruit défendu. Le plus appétissant, le plus beau, le moins cher, le plus désirable. Le fruit que l'on meurt d'envie de croquer ! Tout d'abord, il faut savoir que l'ambush marketing, s'il peut s'avérer terriblement efficace, est souvent à la limite de la légalité et fait souvent l'objet de procédures judiciaires. Normal, il faut bien protéger ceux qui paient. Sinon, plus personne ne se bousculera pour devenir sponsor officiel. Cette voie dorée brillante présente comme principale avantage de coûter beaucoup moins chère que la voie officielle car elle ne s'acquitte pas des droits de l'évènement. En retour, l'inconvénient est que la marque ne peut utiliser les termes, logos et images officiels de la compétitions. Parfois même, elle ne peut s'afficher sur le terrain proche du lieu de l'évènement. L'enjeu pour une firme choisissant cette solution est d'être extrêment créative pour attirer l'attention du consommateur, exposé de toute part aux campagnes des sponsors. Savoir sortir du lot. 
Surfer sur l'évènement, être créatif, sans utiliser les logos de la compétition. Comment faire ? Plusieurs solutions sont possibles. La plus commune est de lancer une campagne de publicité multiplateformes (affichages, presse, radios, tv, internet) avant, pendant et après la compétition. Le thème doit reprendre celui de l'évènement (football pour l'Euro ou athlétisme pour les JO par exemple). Les images sont à définir en fonction de ce que l'on vend (car n'oublions pas que l'objectif reste de vendre son produit !) et des valeurs, de l'image que l'on veut donner de son entreprise. Plusieurs exemples : Toyota a lancé une campagne de pub autour des supporteurs de football lors de la dernière Coupe du Monde de football (dont nous avions parlé
ici). Dans ce cas, il n'y a aucune image de l'évènement, ni même de joueur mais la période de communication permet facilement de faire le lien et de s'approprier l'image et les valeurs de la compétition sans même en être le sponsor. Ce cas est néanmoins à nuancer car Toyota y a exploité un accord avec l'Equipe de France. Mais rien n'empêche de faire une opération similaire sans cet accord (le produit vendue ne pourra simplement pas être estampillé "Equipe de France" ou ici "Euro 2008" / "JO Pékin 2008"). 

 

 

Dans un autre style, Pepsi a passé plusieurs accords de partenariats avec des joueurs de football afin de tous les réunir dans sa campagne "Coupe du Monde". Une fois encore, l'amalgame est rapidement fait pour le consommateur qui voit la campagne au milieu de celles des sponsors officiels et qui s'y perd donc entre les officiels et les non-officiels. Voici ici le spot de 2002 et ci-dessous celui de 2006.

 

  

 

 

 

 

Pour autant, le sponsoring officiel d'un évènement réserve bon nombre d'exclusivité de premiers choix que l'ambush marketing ne pourra jamais offrir. En qualité de partenaires officiels, les marques peuvent utiliser tous les logos et noms des évènements dans tous leurs supports de communication et sur leurs produits. Les opérations de promotions sont légions. Elles permettent notamment de donner un élan important sur le volume des ventes et sur la notoriété de la marque

L'avantage de pouvoir apposer le logo des Jeux Olympiques à côté de celui de sa marque est considérable. Le consommateur fait un transfert de valeurs et d'image. Ainsi la société partenaire peut humaniser sa marque en s'appropriant les valeurs positives du sport et de l'olympisme ou de la discipline de la compétition sponsorisée (football, rubgy, natation, athlétisme, etc).

Une marque peu connue ou en développement booste de manière significative sa notoriété grâce à l'affichage de son logo sur les terrains des compétitions internationales sponsorisées. Ce coup de projecteur est immédiat et sa portée est mondiale grâce à la couverture médiatique de l'évènement. Cela représente un gain de temps important et un investissement publicitaire moindre que si elle doit communiquer localement, pays par pays. 

Enfin, parmi les nombreuses opérations possibles, celles de marketing opérationnel permettent de créer l'évènement sur le point de vente. Elles sensibilisent consommateurs et distributeurs, le bon cocktail pour dynamiser les ventes



Ces avantages ne sont possibles ou leurs résultats ne sont vraiment significatifs que pour les partenaires officiels ; (pour les autres, il est très difficile de lutter). A condition bien sur de ne pas se contenter de signer l'accord
En effet, une étude* réalisée après la Coupe du Monde de football en Allemagne par Global Market Insite avait montré les limites d'un sponsoring officiel mais passif : seules 3% des personnes interrogées ont identifé Fly Emirates comme sponsor officiel de l'épreuve. Malgré les 160M€ investis à l'époque, la compagnie aérienne des Emirats Arabes Unis s'est même fait dépasser dans le sondage par ses concurrents non sponsors !




*Sources : Sportbusiness, L'Expansion.

publié dans : Stratégies
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Vendredi 11 mai 2007

 

hbo.jpgLes téléspectateurs américains en ont eu pour leur argent. Et ils ont été nombreux à suivre le combat entre Floyd Mayweather Jr et Oscar de la Hoya que la.S.M.S. vous a présenté la semaine dernière ici. En effet, 2,15 millions* de foyers ont acheté le combat en paiment à la séance sur la chaine HBO. Il s'agit d'un nouveau record précédemment détenu par le deuxième match entre Tyson et Holyfield (1,99 millions).

 

 
118.000.000 

 

Un record en appelant un autre puisque le montant de la recette s'élève donc à 118M$ pour un prix unitaire de ... 54,95$ ! Une somme pharaonique pour suivre un match devant sa télévision mais finalement modeste comparée aux prix des billets (vendus en moyenne plus de 1.600$).

 

dlh-mayweather.jpg

 

Malheureusement pour eux, il n'y a pas eu de K.O. Heureusement, le match a duré longtemps puiqu'il a été jusqu'à son terme, les boxeurs ayant été départagés aux points. Le résultat des juges est d'ailleurs contesté et pourrait donc donné lieu à... une revanche lucrative.

 

victory-mayweather.jpg

 
 
 
*Source : Sportbusiness.com
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Vendredi 4 mai 2007

delahoya-mayweather.jpgHagler vs. Leonard ; Ali vs. Frazier ; Tyson-Holyfield II.
6 boxeurs pour 3 combats de légende. Le "Superfight" de ce week-end entre Oscar De La Hoya et Floyd Mayweather Jr. s'annonce explosif et tout aussi prestigieux que ces prédécesseurs.

Sur le papier et d'un point de vue sportif, c'est sans aucun doute le combat de l'année, toutes catégories confondues. D'un point de vue économique, c'est le combat de ce début de siècle !

Cette semaine marketingsportif.overblog.com décrypte la recette marketing du succès de ce combat hors catégorie.

 

 

  • Un lieu mythique : le MGM Grand de Las Vegas.

 

  • Deux produits "made in USA" d'exceptions :
    - Oscar De La Hoya : 34 ans. Blanc. Médaille d'or aux JO de 1992. 8 fois champion du monde dont 6 dans 6 catégories différentes (record absolu). 38 victoires pour 4 défaites. Considéré comme un mythe vivant de la boxe. Elégant, intelligent, bien élevé et redoutable businessman (promoteur dès l'âge de 19 ans) richissime (fortune estimée à 500M$). Surnommé "Golden Boy".

    - Floyd Mayweather Jr. : 30 ans. Noir. 4 ceintures de champion du monde dans 4 catégories différentes. 37 victoires pour aucune défaite. Considéré comme le meilleur boxeur du moment toutes catégories confondues. Beau, virulent, adepte du "trash talking" de rap et des coups bas. Surnommé "Pretty Boy".

 

  • Une campagne de promotion massive : des conférences de presse dans 11 états américains ont été minutieusement marketées. Le noir face au blanc. Le jean-basket face au costume-cravate. Une même tension électrique à chaque conférence. Des provocations (Mayweather a caché les sacs de De La Hoya à l'aéroport et volé son repas dans un restaurant). Des insultes à profusion. Des défis verbaux. Des regards noirs. Et ... des gifles.

 

  • Un slogan publicitaire aguicheur : "The World Awaits" (Le monde attend). Simple et percutant, il accompagne une véritable campagne de communication semblable à celle de la sortie d'un nouveau film, ou d'un nouveau produit star.

 

 

  • Un scénario mélodramatique : les deux boxeurs ont annoncé la fin de leur carrière après ce dernier combat.

 

  • Un dispositif TV important pour créer de l'intérêt auprès du public à regarder le combat : la chaîne HBO, détenteur des droits, a créé un reality show de 4 programmes. Elle a suivi les athlètes 24h sur 24, 7 jours sur 7 pour une mini-série de 4 programmes diffusés les semaines précédents le combat.  

     
Promos HBO pour le reality show.

  • Une retransmission prodigieuse : 176 pays couvrent le combat en direct.

 

  • Des téléspectateurs nombreux : Le match est disponible par le système "pay-per-view" et HBO prévoit de battre le précédent records de vente détenu par Tyson-Holyfield II (1,9 millions de foyers) avec 2 millions de foyers américains acheteurs.


Promo HBO

 

  • Des ventes records et des fans prêts à tout : il n'a fallu que 3 heures pour écouler tous les billets au prix moyen de 1.650$ l'unité et qui se revendent dans les 22.000$. Le total de 19 millions de dollars est la plus importante recette billetterie jamais encaissée pour un match de boxe. Avec les droits télévisuels, il s'agit du combat le plus rentable de l'histoire.

 

  • Des histoires people : le rappeur américain 50Cents a parié 1 M$ sur la victoire de son ami Mayweather.

 

  • Des dollars comme s'il en pleuvait : le fantasme du billet vert est exploité à plein régime. Le combat pourrait rapporter un montant total de plus de 100M$, un record. De La Hoya devrait percevoir entre 25 et 30 millions de dollars tandis que Mayweather pourrait toucher 10 à 15 millions.

 

 

Ce match a donc été parfaitement organisé, mis en scène et maitrisé pour en faire un succès historique d'un point de vue économique.

Quel que soit le scénario du combat, il est déjà entré dans la légende de la boxe... et du sportbusiness !

 

La.Semaine.du.Marketing.Sportif. vous offre ce bonus :


Leur arrivée à Las Vegas il y a quelques heures.

publié dans : Marketing du sport
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