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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Mardi 25 mars 2008

Ce week end aura du marqué le début de la grande fête des Jeux Olympiques. La flamme a été allumée sur l'une des torches qui se relaieront de part le monde jusqu'à Pékin (Beijing).  Mais ce week end fut surtout le début d'une polémique internationale.



En bafouant les Droits de l'Homme, la Chine est montrée du doigt. La communauté internationale, comme les tibétains, profitent de l'attention médiatique qui se concentre sur la Chine grâce aux JO, pour soulever un problème bien plus grave.


Face à ces scandales, la question est posée beaucoup de gouvernements : Doit-on participer aux Jeux ?
Et vous, qu'en pensez vous ? Peut-on ou doit-on les annuler ? Où au contraire, faut-il profiter des JO pour résoudre définitivement cette politique chinoise en matière de Droits de l'Homme ? Comment doivent se positionner les sponsors ? Comment communiquer ?


publié dans : Marketing du sport
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Jeudi 20 mars 2008
Suite à l'appel à questions proposé ici par la.S.M.S., Michel Desbordes a sélectionné l'une d'entres elles et y répond personnellement. La Question de la Semaine porte sur le naming. 
 

 

 


Nicolas
a posté la question suivante : 


Le naming a-t-il un avenir en France ? Si oui comment ? Peut-on imaginer que le parc des princes ou le stade vélodrome puissent être renommés au nom du marque ? Quelles retombées cela aurait pour un sponsor ? Comment peut-il l'exploiter ?


 

Michel Desbordes :


Le naming « moderne » consiste pour un sponsor à donner son nom à un stade ou à une enceinte sportive.
Mais il existe depuis beaucoup plus longtemps dans le cyclisme (naming d’équipes depuis le début du siècle) et la voile (naming de bateaux depuis les années 70).
L’avantage principal consiste évidemment à favoriser la répétition de la marque dans les médias.
Le naming « moderne » est celui qui nous préoccupe principalement en France. En effet, on constate que la plupart des stades anglais ou allemands se sont engagés dans une politique de naming lors de leur construction on rénovation. Est-ce possible en France ?
Juridiquement, rien ne s’y oppose. Néanmoins, il y a des freins incontestables :

1)  La quasi-totalité des stades sont la propriété des collectivités, à l’exception d’Auxerre ou Ajaccio. On ne peut donc pas envisager qu’un maire « vende » le nom de son stade public à une marque. Il faut donc envisager une privatisation des équipements au préalable.

 
2)  Les supporters pourraient être « choqués » de se voir dépossédés d’un nom de stade « historique ». Dans ce cas, il est plus sage de s’engager dans le naming dans le cas d’un nouveau stade (cas de Lyon par exemple) que dans le cas d’une rénovation (Stade Vélodrome).

 
3)  Le naming nécessite un investissement de long terme. Aux Etats-Unis, les New England Patriots en NFL ont signé un contrat de 25 ans avec Gillette ! C’est impossible en France car nous évoluons dans un système « ouvert » (une équipe peut monter ou descendre, contrairement à la NFL ou à la NBA). L’investissement est alors beaucoup plus risqué.
 

 4) Certains journalistes pourraient être tentés de ne pas prononcer le nom du sponsor du stade, ce qui peut être un souci.

 
Néanmoins, Le Mans a signé le premier contrat de naming avec MMA pour son nouveau stade il y a quelques mois, preuve que c’est possible, et pas seulement dans les très grandes villes. Il s’agit d’une piste indispensable à utiliser dans le football français qui a besoin de moyens financiers pour essayer de lutter dans le gotha européen. Mais ce n’est pas le seul, le naming n’est pas la panacée, c’est un moyen financer parmi d’autres. Il est donc urgent de transférer la gestion des satdes aux clubs, et non plus aux collectivités.



 

 



Michel Desbordes
est Professeurs à l'ISC et Directeur du MBA "Marketing et Management du Sport".
Cette formation dispensée par des universitaires et des professionnels a été récompensée par le Prix de l'Innovation 2007, décernée par le cabinet SMBG. En part-time, elle permet de suivre en parallèle un emploi ou un stage dans le domaine du marketing sportif -  Michel vous aide à trouver ce poste pour une durée de 6 à 12 mois. Par ailleurs, ce MBA permettra de réaliser des missions de conseil pour : ASO, Rip Curl, FF Volley, Julbo, LFBasket... 

Plus d'infos ici.
 
 
 
publié dans : Stratégies
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Mercredi 12 mars 2008

Chabal est de retour ! Mais ne le cherchez pas sur les pelouses du Tournoi de VI Nations. Le chouchou des français devrait réapparaître à la mi-temps... dans une publicité.

 
 
undefinedAprès l'incroyable Coupe du Monde 2007 qu'il a vécu, Sébastien Chabal a séduit les annonceurs à défaut d'avoir convaincu le sélectionneur du XV de France. L'engouement qu'il a scucité en si peu de temps ne pouvait les laisser insensible. Ce qui a réalisé - un peu malgré lui - a tout d'une prouesse ! Les annonceurs ont donc voulu s'associer à ce phénomène.
 
 
 
Mais comment exploiter une telle image ? Pas simple. Poweo a tenté le coup mais s'y est cassé les dents. D'autres y auraient beaucoup réfléchis mais auraient finalement renoncé. Selon L'Equipe Magasine, Peugeot aurait renoncé à un partenariat*. Mais pour une raison indépendante de son image : le joueur manquerait de notoriété auprès d'un marché ciblé par le constructeur: l'Europe de l'Est. Certes, le rugby n'est pas le sport national dans ces pays là. Alors comment exploiter l'image de l'homme ?  Finalement, Poweo a raté le coche à cause d'un geste "malheureux". Dommage car la pub avait certainement exploité le meilleur filon : l'humour.
 
 
Chabal, c'est avant tout une gueule ! Un personnage brut. Il convient alors de s'en servir pour jouer sur l'aspect naturel de son charactère ou sur son côté décalé. Pour ce dernier, la carte humoristique paraît être la plus évidente ou la plus facile pour le mettre en relief. D'autres leviers sont possibles : Poweo avait par exemple misé à juste titre sur le physique de Sébastien Chabal et notamment sur sa puissance. 
 
logo_caron.gifA travers l'image et les valeurs véhiculés par ce joueur, il y a bien un levier qu'on n'imagine pourtant pas: le glamour. Pourtant, une marque de... parfums vient de s'associer avec lui ! Une marque de "haute parfumerie" précise son site web.  Ce surprenant partenariat nourrie indéniablement la curiosité. C'est avec impatience qu'on attend de voir comment va réussir l'heureux sponsor, Caron, à exploiter l'image de Chabal. L'affaire ne semble pas facile. Jackpot ou Flop ? Attendons et félicitons déjà sa prise de risque.
 
 
Car on peut en effet annoncer qu'il s'agit d'un risque. Si Caron peut arriver à trouver un message pertinent pour sa campagne publicitaire, le partenariat s'annonce moins fleurissant que s'il avait eu lieu lorsque nous vous l'avions suggéré : avant la Coupe du Monde 2007. Aujourd'hui, que reste-t-il du phénomène Chabal ? Les prochaines études sur les personnalités et sportifs préférés des Français nous l'apprendrons. Néanmoins, le contexte n'est pas favorable à un retour aux grandes heures de la Chabalmania : il ne joue plus du tout en France ; l'Euro de football et les Jeux Olympiques de Pékin, entrecoupés du Tour de France, vont monopoliser la couverture médiatico-sportive de cette année 2008. Autant de raisons qui donnent envie découvrir impatiemment cette nouvelle publicité !
 

 
 
*Sources : L'Equipe Magasine 01/03/08 - Jeanmarcmorandini.com.
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Mardi 11 mars 2008

Airness revient sur le devant de la scène. Après avoir raté le contrat pour le maillot de l'Equipe de France de Football (cf ce billet), l'équipementier français investit d'autres terrains, suivant ainsi la stratégie de diversifications déjà évoquée précédemment par la.S.M.S. 



undefinedLa blogosphère a été
inondée de goodies Airness comme en témoignent les nombreux billets publiés. la.Semaine.du.Marketing.Sportif a également eu la chance de recevoir une magnifique boite noire au design ultra léché, barré d'un "18/03 2008". Une lettre, puis un autre badge en dise un peu plus. Il s'agit d'annoncer le lancement d'un nouveau partenariat entre l'équipementier et... L'Oreal ! Rendez vous est donc pris pour le mardi 18 Mars 2008. 


Mais qu'y a-t-il donc dans cette boite noire ? Un parfum ? Des produits de beauté ? Rien de tout cela. Sous un paquet cadeau très smart, on découvre un... pull ! Un pull ? Quel rapport avec L'Oreal ? Ce pull Airness noir, plutôt sobre par rapport à ce que nous a habitué la marque (ouf), n'a certainement rien à voir avec ce qui sera annoncé lors de la soirée de lancement du 18 Mars durant laquelle le rappeur Passi se produira sur la scène du Showcase. 


Alors évidemment on se demande pourquoi nous l'avoir envoyé ce pull trop petit (oui, le mieux quand vous envoyez des goodies de ce type est de nous demander notre taille, non ?) ? Bon, c'est sympa quand même. D'autant qu'il est bon de souligner que l'agence expéditrice -
ViaNova Spheeris - nous ne a jamais rien demandé. Bien sur, pas dupe, on se doute qu'elle compte sur nous pour publier une note sur cette opération de buzz marketing. Blog-sandwich ? Hum... pourquoi pas. Mais cela correspond au sujet traité ici. Je respecte toutefois entièrement l'opinion de bons nombres de mes confrêres qui s'insurgent de ces cadeaux. Personnellement, je pense que si je recevais demain un écran plat, un iphone, un PS3 ou un ibook, je publierai certainement une vingtaine de billets tellement je serai heureux de les recevoir ! Alors, pourquoi ne pas jouer le jeu pour une opération qui rentre directement dans le contexte que je traite ici depuis deux ans ? Tant que l'approche est bien réaliser - qu'on ne nous impose aucun billet en contrepartie - je n'ai rien contre. Et justement, l'approche m'a paru très bien. Rien d'étonnant puisque j'ai appris au hazard d'un surf que celle qui m'a contacté est elle-même une bloggeuse.


Revenons au sujet à ce partenariat Airness-L'Oréal. D'ici au 18 Mars et l'annonce de cette nouveauté, on s'étonne une fois de plus de voir la vitesse à laquelle la marque française se développe sur des marchés aussi diverses. Il est difficile de comprendre pourquoi un équipementier si jeune vient concurrencer les mastodontes de la téléphonie ou de la beauté, alors qu'il a déjà encore beaucoup de chemin à faire sur son core-market, le sport ! Il n'empêche, on peut penser que si Airness renouvelle l'expérience, c'est que les précédentes ont été un succès. 
Pour autant, quelle sera l'influence de cette diversifications sur l'image de la marque ? Ne risque-t-elle pas de n'être qu'une marque tendance et donc de vieillir rapidement, d'être zappée par ses clients ? Arrivera-t-elle à traverser le temps ? Ne va-t-elle pas se noyer dans son élargissement ? Bref, avec ce partenariat avec L'Oreal, Airness le vaut-il vraiment ?



UPDATE 30/03/2008 : Finalement dans l'impossibilité de se rendre à la soirée de lancement, la.S.M.S. tiens néanmoins à vous informer qu'il s'agissait bien d'une gamme de produits de beauté (non sans blague ?!) intitulé "INSTINCT".  

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Mercredi 5 mars 2008
L'édition n°1489 de Stratégies, parue le 21 Février, consacre un excellent dossier sur le sponsoring 2007. Basé sur une étude menée par SportLab Group, il lève le voile sur la mémorisation des sponsors par les Français.
 

 

 

TOP 10 des sponsors les mieux mémorisés* :
 
  1.   1. BNP PARIBAS (Tennis) 33%
  2.   2. COFIDIS (cyclisme) 32%
  3.   3. BOUYGUES TELECOM (cyclisme) 27%
  4.   4. SOCIETE GENERALE (rugby) 27%
  5.   5. ORANGE (football) 26%
  6.   6. PERRIER (tennis) 20%
  7.   7. SFR (football) 20%
  8.   8. CREDIT AGRICOLE (cyclisme, football) 18%
  9.   9. AG2R (cyclisme) 16%
  10. 10. FRANCAISE DE JEUX (cyclisme) 16%

 

 

Premier constat, le cyclisme truste le classement. Pas moins de 50% des marques citées sont sponsors de cette discipline. On peut expliquer ces résultats par une couverture médiatique proportionnelle aux nombres d'affaires de dopage lors du Tour de France. En gros, plus il y a des cas de dopage, plus on en parle, plus les sponsors sont exposés dans les médias, plus les Français peuvent voir les marques partenaires. Néanmoins, un fort taux de mémorisation ne garantie pas un taux de sympathie important. Rien ne dit que Cofidis, au coeur d'une sombre affaire de dopage l'année dernière, et deuxième sponsor le mieux mémorisé par le public, soit pour autant le sponsor le plus apprécié par ce même échantillon sondé. L'image du sponsor n'est donc certainement pas aussi bonne que celle de ceux qui sont derrière lui au classement.

 
 
On remarque également que le premier sponsor du football n'apparaît qu'en cinquième position au général. Sport le plus médiatique et le plus cher, il ne permet pourtant pas d'imposer ses partenaires en tête de ce classement. Principal raison : Trop de sponsors. L'environnement est surchargé en espaces et en annonceurs différents. Le nombre important de compétitions avec chacune leur lot de partenaires différents n'arrange rien. Enfin, contrairement à la plupart des autres sports, le football est souvent un terrain sur lequel s'affronte la concurrence entre marques. Les opérateurs de téléphonie (Orange, SFR, Bouygues Telecom), les banques (Crédit Agricole, Caisse d'Epargne), les constructeurs auto (Ford, Toyota) sont autant d'exemple qui sèment le trouble dans l'esprit du public : qui est partenaire de quoi ? Il convient donc de la jouer fine pour sortir du lot. L'une des solutions les plus pertinentes reste de ne pas se contenter de s'afficher. Les sponsors doivent aussi faire connaître leurs partenariats sportifs notamment en investissant en cross-media.
 
 

Le budget investit n'est clairement pas une garantie pour arriver en tête de ce classement.
Le football coûte cher mais comme nous venons de le voir, il ne permet pas d'intégrer le podium. On notera ainsi qu'aucun sponsor de la Ligue des Champions (Playstation, Heineken, Ford, Mastercard, Vodafone) apparaît dans ce classement ! (Pas plus que ceux des JO, de l'Euro ou de la Coupe du Monde mais ceux-ci n'ont pas eu lieu en 2007). Un comble pour un ticket d'entrée estimé aux alentours de 12M€* alors que le budget annuel d'un partenaire titre d'une équipe cyclisme se situe en moyenne autour des 7M€. La Française de Jeux - dont l'image est au beau fixe - se contente même d'investir 5M€. 
D'une manière générale, on remarque que 100% des marques sont franco-françaises. Cela démontre peut être l'importance de communiquer aussi en local pour émerger. 
 
 
undefinedLa bonne nouvelle vient donc de la BNP Paribas. En occupant la première place de ce top 10, la banque française récolte les fruits d'une stratégie cohérente, développée sur la durée. Avec un partenariat vieux de 30 ans, la BNP est clairement LE sponsor du tennis. Débutée autour de Roland Garros, la stratégie a depuis été élargie à la Coupe Davis, des Master ATP et la FFT. Cette fidélité au tennis paie. Mais au delà de la durée, l'autre raison de la mémorisation de son investissement par le public est que la BNP Paribas fait maintenant savoir ce qu'elle fait autour du tennis en multipliant les opérations de terrains et en média. Preuve qu'il ne suffit pas de s'afficher sur le court. Une fois de plus : faire, c'est bien ; faire savoir ce que l'on fait est encore mieux. 



Enfin, on regrettera l'absence de Coca-Cola qui multiplie les partenariats (sponsors de tous les plus grands évènements sportifs internationaux depuis de nombreuses années) et les opérations terrains de proximité mais qui, pour autant, a semble-t-il trop délaissé la communication sur ses actions. La firme américaine vient apporter un contre exemple intéressant. Très présente en affichage terrain, elle n'oublie pas de développer ses partenariats autour d'opérations de proximité (
souvenez vous). Néanmoins, comme il est important de sortir du cadre traditionnel pour émerger, il convient de communiquer en media pour faire connaître ses actions et ses partenariats.
 
 
 
 
 
* Sources : Stratégies n°1489, Sportimat 2007 par Sportlab Group.
 
 
publié dans : Stratégies
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