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Du marketing du sport aux stratégies de communication, en passant par l'actualité du sponsoring, retrouvrez toutes les stratégies marketing du sportbusiness décriptées dans la.SMS !

Ce blog présente des stratégies de sponsoring dont l'analyse ne représente que l'opinion de l'auteur. Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à en faire part en commentaire.

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Mercredi 28 février 2007

Voici une démarche culottée! Honda vient de présenter sa nouvelle monoplace qui participera au Championnat du Monde de Formule 1. Piloté par Barrichello et Button, le bolide présente une double-originalité : elle est intégralement décorée d'une photo de la terre et n'affiche que deux logos (ceux de Honda et du fournisseur officiel de pneumatiques du championnat) !

 

Fini les logos de pétroliers ou d'industriels du tabac. Honda Motor Corporation souhaite en effet montrer le bon exemple et "réduire l'impact subi par l'environnement" (gonflé pour un participant à une compétition particulièrement poluante). La firme compte utiliser la visibilité de la F1 pour sensibiliser un large public quant aux problèmes de changements climatiques. Mais quid des sponsors ? Honda perd alors l'espace jusqu'ici réservé aux sponsors sur la carrosserie.

 

En fait, Honda a lancé une opération astucieuse appelée "My Earth Dream". L'idée est d'offrir la possibilité à tout donateur de verser une somme sur www.myearthdream.com pour, en contre partie, voir son patronyme affiché sur les monoplaces. A raison d'un nom par pixel constituant l'image de la planète, le nombre de partenaires peut être incroyablement important. En revanche, leur visibilité sera sans aucun doute incroyablement ridicule. Il faudra en effet un microscope pour lire le nom ou logo du partenaire, ou aller surfer sur le site. Cela n'a pas empêché Universal Music et Gatorade d'adhérer au concept.

 

Car il ne s'agit plus d'un simple accord de sponsoring classique. Honda réalisera un vrai coup médiatique. Un très beau coup marketing, créant le buzz. En effet, en s'inspirant probablement de l'idée géniale d'un blogger américain qui a vendu sa homepage pour récolter un million de dollars, le constructeur automobile s'ouvre aux fans de la F1 qui pourront s'offrir un pixel de l'écurie ! Quoi de plus efficace pour recruter et fidéliser ses fans qui pourront ainsi s'approprier l'équipe ? Honda créé un lien affectif fort avec eux. La monoplace devient LEUR monoplace. Comme dans un jeu vidéo.

D'autant plus que la marque travaille considérablement son image en l'associant à des valeurs écologiques, préoccupation de plus en plus forte à travers le monde (comme en témoigne l'Oscar remporté par le documentaire écolo "Une vérité qui dérange" présenté par Al Gore).

 

C'est la raison pour laquelle les sponsors devraient suivre. Il ne s'agit plus de s'afficher simplement sur cette carrosserie mais de contribuer à la cause soutenue par Honda. (Eux mêmes devraient pouvoir relayer leur investissement auprès de leurs partenaires, clients, prospects, salariés). Cela pourrait ressembler à du mécénat. Encore serait-il bon de savoir où va l'argent. Car qu'on ne s'y trompe pas : les coûts pharaoniques de la F1 ne peuvent permettre à Honda de s'asseoir sur les revenus sponsoring. Mais il n'y a pas matière à s'en offusquer. Au contraire, la marque a su trouver un modèle économique intelligent de sponsoring citoyen en offrant avant tout une exposition de choix à une cause mondiale majeure. Par ailleurs, cela incite les sponsors à entreprendre une démarche de sponsoring actif à travers lequel l'exposition n'est plus l'unique levier de retours sur investissements (Coca-Cola en est le meilleur exemple).

On ne peut donc que leur souhaiter que cette opération soit une réussite et un exemple pour d'autres !

Enfin, si vous avez visité le dernier Salon de l'Auto à Paris, vous aurez sans aucun doute remarqué la nouvelle tendance du marché : les voitures "vertes" (entendez celles qui ne poluent pas et qui roulent au bio-carburant). Grâce à cette opération sponsoring d'envergure internationale, Honda se positionne très clairement comme une marque "verte". Ainsi, dans l'inconscient du consommateur, ses voitures ne poluront plus ! Or selon les spécialistes, les voitures écolos sont celles qui se vendront le plus.

Oeuvrer pour l'une des premières préoccupations de ses consommateurs, travailler son image, développer la vente de ses produits, voilà une stratégie de sponsoring complète !

publié dans : Sponsoring
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Mardi 20 février 2007

Quiksilver créé le buzz pour sa nouvelle campagne. En mettant au point cette opération de marketing viral la marque, leader mondial de l'industrie de surf et plus généralement de l'outdoor, espère retrouver un peu de son lustre d'antan.

A l'origine, la marque née en Australie reflétait les valeurs d'une génération jeune plutôt libérée et sans contrainte, créative, festive, aspirant simplement à profiter du moment présent. Mais le développement prodigieux du groupe, mené d'une main de maitre par Bernard Mariette, a du passé par la popularisation de la marque et de ses valeurs. Cette nouvelle direction a donc été relativement à l'encontre des aspirations d'une cible rebelle aux valeurs différentes d'un public de masse. Peut être pour reconquérir son coeur de cible initial, Quiksilver fait tourner actuellement un spot alternatif sur la toile et présenté ci-dessous.

 

 


Cependant, si le spot surfe (un peu tardivement ?) sur la mode Jackass, il pourrait soulever des questions écologiques par l'utilisation de dynamites dans la rivière.
Heureusement, Quiksilver agit fortement dans la protection de l'environnement (notamment avec Surfrider Foundation) et peut alors se dédouaner. Par ailleurs, la qualité du film est (volontairement ?) médiocre et pourrait laisser suggérer qu'il n'a pas été réalisé par/pour la marque. Cependant, cela est-il suffisant pour lever tous les doutes ?


Qu'en pensez-vous ?

publié dans : Stratégies
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Dimanche 18 février 2007

Il y a quelques semaines, nous évoquions ici le problème que pose YouTube aux clubs et fédérations sportives. Le directeur général du club de football de Chelsea, Peter Kenyon, a annoncé un partenariat avec la plateforme de vidéos sur internet YouTube. Kenyon prend ainsi le contre pied de tous les acteurs sportifs qui sont partis en guerre contre le site internet du groupe Google.

Images d'actualités et d'archives seront ainsi mises à disposition du site web et de ses utilisateurs. Objectif affiché : toucher un nouveau public grâce à ce qui semble être "la nouvelle plateforme media à la plus forte croissance" selon Kenyon. En effet, les utilisateurs ne sont pas uniquement des amateurs de football et surtout ils viennent des 4 coins de la planète. De quoi recruter et fidéliser facilement de nouveaux supporters continuellement toute l'année, sans devoir payer les conséquences sportives des tournées mondiales estivales.

On se souviendra que Kenyon fut l'homme de la construction économique de Manchester United. C'est lui qui a fait de l'ancien club de Cantona, le plus riche du monde durant de nombreuses années.

publié dans : Marketing du sport
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Jeudi 15 février 2007

Airness, la marque fondée à Saint Denis par Malamine Koné, français d'origine malienne, étend considérablement son territoire de marque.

L'histoire débute par une amitié. Steve Marlet, footballeur international français, ancien copain de classe de M. Koné, accepte de porter gratuitement les vêtements de son ami en dehors du terrain. En épluchant son contrat de sponsoring, Malamine Koné se rend compte que le joueur peut très bien porter des vêtements d'une autre marque lorsqu'il n'apparait pas publiquement dans son cadre sportif. Quiksilver a d'ailleurs exploité le même filon avec Bixente Lizarazu. Il ne faut pas beaucoup de temps à cet entrepreneur pour s'engouffrer plus encore dans la brèche. Il convainc Marlet alors joueur de l'OM, de le mettre en relation avec ses partenaires. Les stars vont vite se succéder derrière la plume de Koné pour qu'il leur signe des contrats de sponsoring. Drogba, Papin, Wiltord, Cissé mais aussi Guy Roux vont promouvoir sa marque de streetwear Airness en dehors de stades. Car il ne s'agit pas encore de vêtements techniques dédiés principalement à la pratique de sport.

 

 

 

 

Une autre rencontre lui fera passer un cap décisif dans son développement : Koné conclut un accord avec Ulhsport pour la fabrication d'équipements sportifs. Notamment grâce au savoir faire et aux réseaux d'Uhlsport, il devient l'équipementier de nombreux clubs professionnels de football (Rennes, Nantes, Valenciennes, Lille, Auxerre, Genk, Boavista, Fulham...) de sélections nationales (Mali, RD Congo, Bénin, Gabon, Guinée...) mais aussi de clubs de rugby (CS Bourguoin-Jailleu) ou de basket (Levallois, Sluc Nancy). Et aujourd'hui, Airness quitte les pelouses des sports collectifs pour faire sa première apparition sur les courts de tennis en sponsorisant le n° 3 mondial Nicolai Davydenko et la n°7 Petrova.

La marque n'a plus de limite et se pose dorénavant en réel concurrent des mastodontes Adidas, Nike, Puma et consort.

 

Partie des épaules des jeunes des quartiers pour arriver aujourd'hui sur celles des champions de tennis, Airness élargie considérablement sa cible. Mais a-t-elle les reins assez solides pour se permettre le luxe des majors du marché de cibler tous les profils de consommateurs ? Une marque initialement destinée aux jeunes branchés des quartiers peut-elle facilement séduire une cible tennistique moins populaire que celle du football ? Les amateurs de rugby peuvent-ils s'identifier à la même marque que ceux des footballeurs ?

Plusieurs exemples plaident en sa faveur. Alors qu'on pensait que le rugby vivait dans une bulle sportive, hermétique aux marques et aux stratégies de marketing sportif des autres disciplines, il nous a prouvé le contraire. Adidas et Nike ont ainsi pu pénétrer un marché longtemps dévolu aux équipementiers spécifiques. Max Guazzini l'a ensuite popularisé en créant des fêtes sportives ouvertes à un large public.
En 1994, Nike signe un prestigieux contrat avec l'Equipe du Brésil marquant ainsi son engagement dans le football dominé alors par Adidas, et Puma, tout en continuant d'équiper des joueurs de tennis, de basket, ou d'athlétisme. Plus tard, Nike et Adidas posent le pied sur les greens de golf, sport élitiste.
De même, Quiksilver, marque de surfwear, équipe le champion du monde de F1, Fernando Alonso et Nike ACG glisse sur les pistes de snowboard.

Pourquoi alors Airness ne pourrait-il pas vendre ses T-Shirts aussi bien aux fans de tennis qu'à ceux de foot ou de basket ?

 

Le pari semble toutefois risqué puisque avant d'étendre leur territoire, Nike et Adidas - pour ne citer qu'elles - ont d'abord consolidés leur position sur leurs premiers sports. Ce n'est qu'ensuite qu'elles ont sponsorisé d'autres disciplines puis créé des lignes de streetwear. Les deux majors sont devenus des marques "universelles" au contraire d'Airness, trop jeune pour le prétendre. Or ici, la démarche d'Airness est inverse puisque de marque de vêtements (et de téléphone !) streetwear, elle devient équipementier.

 

Le coeur de sa cible, séduite par l'image de Drogba portant un polo Airness, acceptera-t-elle toujours de porter la marque des rugbymen de Bourgouin ou de Davydenko ? Inversement, les fans de Davydenko aimeront-ils ressembler à ceux de Guy Roux ?

Malamine Koné se lance dans un pari risqué mais audacieux !

 

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Mercredi 14 février 2007

Pourquoi le FC Barcelone a offert l'emplacement premium de son offre sponsoring à l'UNICEF, se privant ainsi d'un des principaux revenus (potentiel, le maillot n'ayant jamais été vendu) ?

La réponse a été apportée ici, il y a plusieurs semaines déjà. La preuve est ci-dessous. Après avoir visionné le film publicitaire - diffusé sur plusieurs chaînes à travers le monde - vous ne regarderez plus jamais le club de football barcelonais de la même manière !

 

Le FC Barcelone, en faisant la promotion de l'UNICEF, s'offre par la même occasion une image humanitaire, de solidarité forte à l'échelle internationale.

Le club applique une technique marketing en vogue depuis le début du XXI siècle dans tous les grandes entreprises nationales et internationales : le marketing citoyen. Le principe est d'entreprendre une démarche responsable, au service et au bénéfice du consommateur et de la société dans laquelle il évolue. Coca-Cola qui prône le respect dans son opération Collectif Foot (déjà évoquée par la.S.M.S. il y a quelques mois) ou Danone/LU qui enseigne aux jeunes footballeurs du centre de formation de Clairefontaine les bienfaits d'une nutrition équilibrée sont des exemples d'entreprises citoyennes.

Cette campagne publicitaire devrait provoquer une croissance du nombres de supporteurs de par le monde ainsi qu'une hausse des tarifs de sponsoring. Devenir partenaire et s'attacher les valeurs d'un club qui oeuvre pour des actions humanitaires dans un univers noyé dans les dollars doit coûter très chers dorénavant. A choisir, on peut parier que les annonceurs préférons devenir sponsor d'un tel club que, par exemples, de celui de la Juventus éclaboussé pas des affaires de corruptions et de dopage, ou de Chelsea financé par des fonds occultes d'un oligarte russe.  

 

publié dans : Marketing du sport
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