La presse vit une période économique difficile. Pour se relancer, elle compte notamment sur la publicité en télévision qui lui est maintenant autorisée.
Paris Match débarque à l'antenne avec un nouveau message, à travers un spot qui exploite le sport.
Le sport au secours de la presse ? Peut être pas. La ligne éditoriale reste encore ce qui fait vendre. C'est probablement pour cela que l'on voit
apparaître de plus en plus de titres socio-politique consacrant une place de croissante à la peopolisation de la scène politique. Des unes qui s'invitent sur le segment des tabloïds, c'est le
prix à payer pour survivre semble-t-il.
Néanmoins, le magasine hebdomadaire qui a toujours traité la vie sociale, les grands évènements, la politique, la culture ou le showbiz, et qui aurait ainsi eu
plus de légitimité à communiquer sur sa marque à l'aide du thème Sarkozy (je pense plus à la pub RTL pendant la campagne électorale que la dernière de Ryanair) ne s'est pas laissé tomber
dans la facilité (ou ne s'y est pas risqué : Ryanair a perdu un procès et 50K€). L'un des thèmes utilisés pour annoncer le nouveau slogan de ce titre phare et historique de la presse magasine
française est ... le sport.
A l'occasion de sa nouvelle campagne de publicité, Paris Match nous offre un film rempli d'émotion. Certes, c'est facile : l'émotion est l'essence même du sport
! La réalisation et le message sont particulièrement soignés. Une fois de plus, le sport relève le pari grâce au vecteur toujours extrêment porteur qu'est l'émotion, celle-là même recherché par
son public.
Mais aussi par des annonceurs soucieux d'humaniser leurs marques. Le sport est l'un des meilleurs vecteurs de communication pour donner une
sensibilité, une âme à un logo, à un nom, à un produit. Cette humanisation permet ensuite de créer ou de développer la relation consommateur-produit. Celle-ci est levier de
fidélisation, génératrice de chiffre d'affaires.
Jeudi 14 février 2008
publié dans :
Pub - Vidéo
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Le championnat de football anglais prend des aires de NBA. Les dirigeants souhaitent exporter la Premier League dans des
grandes villes du monde. La nouvelle a immédiatement créé la polémique auprès des sportifs et des coachs mais séduit largement les présidents des clubs.
Désireux de vouloir accroître la popularité de leur championnat et de capitaliser sur le prestige de celui-ci (et de le monétiser), considéré pour
beaucoup comme le meilleur et le plus attractif du monde, le football anglais pourrait se jouer sur terrain neutre, à des milliers de kilomètre du domicile des fans. Ces derniers n'ont pas tardé
à réagir. Le politique commerciale et marketing que tend à mettre en place les responsables du championnat anglais n'est pas du goût des supporters et des médias locaux qui se sont déchaînés ces
derniers jours. Mais la perspective de s'enrichir de plusieurs millions de dollars ne laissent pas insensible les boss de la Premier League. Dès le lendemain de l'annonce, des centaines d'offres
leurs seraient parvenues.
Hong Kong, New York, Tokyo, Dubai, Los Angeles ou encore Pékin sont toutes intéressées. A l'instar des tournées organisées par les clubs en pré-saison, le football
anglais vise des marchés à fort potentiel commercial. L'Asie et les Etats-Unis devraient ainsi être les premiers à accueillir des matchs du championnat anglais si la démarche aboutit.
Enrechir le football anglais à n'importe quel prix ? Le but serait de rester compétitif. Derrière ce projet, les dirigeants affichent une volonté de rester
sportivement au top pour remporter les grandes compétitions internationales. Une telle démarche semble particulièrement osée. Contrairement à la NBA qui n'exporte que des rencontres amicales, les
matchs joués compteraient pour le championnat. S'exporter dans ces conditions éloigneraient les clubs de leur "core business" : les fans anglais. On peut légitimement comprendre qu'ils se
sentent trahis. C'est toute une économie qui est repensée depuis une dizaine d'années. Après les tournées à l'étranger, les anglais ont vu leurs clubs se faire racheter par des fonds
étrangers. Si le jeu devait quitter les pelouses anglaises, la relation avec les supporters pourrait-elle définitivement être rompue ?
Il ne s'agirait que d'un match par équipe et par saison. N'empêche. On ne l'entend pas ainsi dans les tribunes. Le football, sport populaire par excellence,
s'embourgeoise et se professionnalise à l'extrême au risque de perdre son âme. Les limites du sportbusiness ne semblent plus très loin. Le football britannique est-il à se point en danger pour
préparer l'avenir ? Certes sa sélection nationale ne participera pas au prochain Euro. Mais l'argent rapporté ira-t-il dans la formation des jeunes ou dans l'achat de stars européennes,
africaines ou sud-américaines ? Pas si sûr.
Pourquoi ne pas se contenter d'organiser des tournois amicaux de pré-saison ?
Dernier post sur le Super Bowl 2008. L'évènement sportif le plus populaire des USA créé l'engouement grâce à ... la publicité !
58%
Plusieurs études ont révelé que 10%* des télespectateurs de la Finale du championnat de football américain, le Super
Bowl, regardent le match uniquement pour voir les derniers spots publicitaires ! Toujours aussi surprenant, 58%* d'entres eux préfèrent rater une partie du match qu'un seul spot
publicitaire ! Par ailleurs, les discussions devant les machines à café du lendemain seraient plus portées sur ces pubs que sur le match lui-même. Cette dernière raison explique à elle seule
pourquoi les annonceurs et les agences de pub s'arrachent les espaces pour diffuser leurs créations.
la.S.M.S. vous le disait précédemment
(ici et là) : le Super Bowl est le véritable "Festival de Cannes de la Pub" pour le public.
Si aucune palme ni aucun trophée n'est distribué, les américains votent tout de même pour élire le meilleur film publicitaire diffusé pendant le Superbowl. Le choix du vainqueur est révélateur d'un public plus sensible qu'au début des premières finales. Serait-ce un lien de
cause à effet avec la féminisation de l'audience ?
Pour plus d'infos, la.Semaine.du.Marketing.Sportif. vous conseille
l'excellente émission Culture Pub,
consacrée cette semaine au Super Bowl 2008.
Les produits et marques "féminines" ou connotés comme tels aiment décidément sensibiliser de plus en plus les hommes sur leur terrain de jeu préféré : le
sport. Nouveau cas, cette fois en France, à l'approche de la Saint Valentin.
C'était ce jeudi 7 février sur le site www.lequipe.fr du
quotidien sportif du même nom. La marque de distribution de fleurs, Interflora, a customisé le site pour rappeler à son audience de ne pas oublier
d'offrir à l'élu de leur coeur un bouquet de fleur à l'occasion de la fête des amoureux. Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, on vient juste d'en voir un bel exemple. La tendance - également évoquée ici et là plus tôt sur la.S.M.S. - initiée du côté des Etats-Unis, traverse l'Atlantique. Pour des marques de produits
"féminins" de grandes conso telle que Sunsilk, c'est un fait marquant. Serait-ce une nouvelle ressource du sportbusiness ? Les annonceurs de produits destinés à
une cible féminine peuvent-ils communiquer aussi sur des supports "sport" ?
Cela semble en prendre le chemin et c'est une bonne nouvelle ! Car ne l'oublions pas, les femmes aussi aiment le sport.
Aussi, on peut espérer que les investissements de ce types d'annonceurs se développeront vers une communication directement dédiée aux femmes, sur d'autres
supports que "Voici"ou "Elle" (oui, c'est un peu cliché mais cela permet de mieux illustrer), et non plus seulement auprès des hommes dans le but de les inciter à offrir des cadeaux à leurs
épouses. Les femmes aussi suivent le sport dans les médias (spécialisés). Promouvoir ses produits et ses marques pour séduire les femmes sur un titre "sport" est donc légitime et
pertinent.
Mais, en attendant d'en arriver là, ne gachons pas notre plaisir et profitons de cette nouvelle étape franchie par ces annonceurs qui ont osé !
Samedi 9 février 2008
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Stratégies
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